Alerte au gaz nauséabond de Paris à la côte anglaise

mardi 22 janvier 2013 21h17
 

PARIS (Reuters) - Un nuage de gaz nauséabond que le gouvernement affirme sans danger à faible dose a submergé la région parisienne dans la nuit de lundi à mardi et atteint le sud-est du Royaume-Uni, à la suite d'un incident chimique dans une usine de Seine-Maritime.

L'exploitation de l'usine Lubrizol de Rouen a été arrêtée et les premiers traitements pour tenter de stopper les émanations devraient intervenir mardi soir, a indiqué le préfet de Seine-Maritime, Pierre-Henry Maccioni.

La ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, a déclaré mardi soir, à son arrivée sur le site, que l'opération prendrait "peut-être plusieurs jours". "Je préfère que l'on prenne du temps plutôt que l'on prenne des risques", a-t-elle expliqué aux journalistes.

Les émanations de gaz étaient toujours actives mardi soir.

Pour Michèle Rivasi, députée européenne d'Europe Ecologie-Les Verts, l'inhalation du mercaptan n'est pas sans danger pour les personnes fragiles et les autorités ont failli au principe de précaution en n'alertant pas les riverains dès lundi.

Les odeurs de mercaptan ressenties de Rouen à Paris ont déclenché une vague d'appels de milliers d'habitants inquiets vers les services d'urgence.

Dans le Kent, au sud de Londres, les pompiers ont invité les habitants à laisser portes et fenêtres fermées en raison d'un nuage de gaz venu de France.

Pierre-Henry Maccioni a expliqué avoir demandé à la direction de l'usine de présenter un nouveau protocole détaillant le processus de neutralisation de la réaction chimique, qui s'est produite dans une cuve de 35 tonnes.

RISQUES "LIMITÉS"   Suite...

 
Une forte odeur de gaz a submergé la région parisienne dans la nuit de lundi à mardi à la suite d'émanations provenant d'une usine à Rouen. Les autorités précisent que le gaz en cause ne présente aucune toxicité. /Photo prise le 16 janvier 2013/REUTERS/Andrew Winning