FO mise sur les parlementaires pour la sécurisation de l'emploi

lundi 21 janvier 2013 09h38
 

PARIS (Reuters) - Le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly, qui a refusé avec la CGT de signer l'accord sur la sécurisation de l'emploi, a appelé lundi les parlementaires à ne pas être des élus "godillots" lors de l'examen du projet de loi.

Les négociations sur une réforme du marché du travail alliant plus de sécurité pour les salariés et flexibilité accrue pour les entreprises ont débouché sur un accord le 11 janvier dernier entre le patronat et trois syndicats, la CFDT, de la CFTC et de la CFE-CGC.

"Aucun combat n'est jamais perdu", a estimé le numéro un de Force ouvrière au micro de France Inter. "J'ai déjà demandé un rendez-vous à tous les groupes parlementaires (...) pour leur expliquer pourquoi nous n'avons pas signé. Je pense même que dans l'accord, tel qu'il est aujourd'hui, il y a peut-être des choses qui ne sont pas conformes au droit, voire inconstitutionnelles."

"Nous allons faire connaître nos positions. J'espère que dans ce cas, comme dans d'autres, ce sont les parlementaires qui votent la loi, ce ne sont pas les syndicalistes ni les patrons", a-t-il poursuivi. "Les parlementaires doivent garder leur marge d'autonomie comme toujours, sinon on appelle ça des parlementaires godillots. Si le gouvernement donne un ordre et tout le monde baisse la tête, on peut se demander à quoi sert un Parlement."

Le projet de loi issu de l'accord conclu le 11 janvier doit être présenté lors du premier conseil des ministres de mars et être examiné début avril par l'Assemblée nationale.

Marine Pennetier

 
Le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly, qui a refusé avec la CGT de signer l'accord sur la sécurisation de l'emploi, a appelé lundi les parlementaires à ne pas être des élus "godillots" lors de l'examen du projet de loi. "Les parlementaires doivent garder leur marge d'autonomie comme toujours, sinon on appelle ça des parlementaires godillots", a-t-il déclaré au micro de France Inter. /Photo prise le 18 janvier 2012/REUTERS/Philippe Wojazer