Nouvelles menaces des islamistes à l'origine de la prise d'otages

lundi 21 janvier 2013 14h42
 

par Lamine Chikhi

ALGER (Reuters) - Les islamistes à l'origine de la prise d'otages sanglante d'In Amenas dans le Sahara algérien ont menacé de nouvelles attaques les pays soutenant l'intervention française au Mali, tandis que les forces spéciales algériennes ont découvert sur les lieux les corps de deux activistes de nationalité canadienne.

Le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, devait donner lundi une conférence de presse pour donner de nouvelles précisions sur le bilan et les circonstances de cette prise d'otages, qui a duré quatre jours et fait au moins 80 morts.

Des Américains, des Britanniques, des Français, des Japonais, des Norvégiens, des Roumains et des Philippins figurent parmi les otages morts ou portés disparus.

De source proche des services algériens de sécurité, on indique que les documents découverts sur les cadavres de deux activistes avaient permis de les identifier comme Canadiens.

On indiquait également dimanche que l'armée algérienne avait découvert les corps de 25 otages à l'intérieur du site gazier, ce qui porterait le nombre d'otages tués à 48 et le nombre total de morts à au moins 80.

Six preneurs d'otages ont été capturés vivants dans le complexe gazier de Tiguentourine. L'armée est toujours à la recherche d'autres ravisseurs, indique-t-on.

Le gouvernement japonais a été informé par le gouvernement algérien de la mort de neuf ressortissants japonais. Le Japon paie le plus lourd tribut chez les étrangers .

La brigade des Moulathamine ("Ceux qui signent avec leur sang") de Mokhtar Belmokhtar a affirmé avoir mené cette prise d'otages en représailles aux raids aériens français contre les rebelles islamistes dans le nord du Mali, a rapporté l'Agence Nouakchott d'Information (Ani) .   Suite...

 
Militaire à un point de contrôle à 10 km du site gazier de Tiguentourine, dans le Sahara algérien. Les forces algériennes ont retrouvé les corps de 25 otages à l'intérieur de ce site, ce qui alourdit à 48 le nombre d'otages tués, rapporte dimanche une source proche des services de sécurité. /Photo prise le 19 janvier 2013/REUTERS/Louafi Larbi