Un djihadiste demande la fin des raids français au Mali

dimanche 20 janvier 2013 17h35
 

par Laurent Prieur et Lamine Chikhi et Abdelaziz Boumzar

NOUAKCHOTT/ALGER/IN AMENAS, Algérie (Reuters) - Un chef djihadiste algérien, Mokhtar Belmokhtar, a revendiqué au nom d'Al Qaïda la responsabilité de la prise d'otages sur le site gazier de Tiguentourine, dans le Sahara algérien et s'est dit prêt à négocier si la France met fin à ses raids aériens au Mali.

"Nous, Al Qaïda, annonçons cette opération bénie" de Tiguentourine, déclare-t-il dans une vidéo dont fait état dimanche le site internet d'information mauritanien Sahara Media.

"Nous sommes prêts à négocier avec les Occidentaux et le gouvernement algérien à condition qu'ils cessent de bombarder les musulmans du Mali", ajoute le chef islamiste, surnommé "Le Borgne".

Dans la vidéo, il précise que l'attaque et l'occupation du site de Tiguentourine, qui a duré de mercredi à samedi, ont été menées par une quarantaine de djihadistes, "issus pour la plupart de pays musulmans et pour d'autres de pays occidentaux".

La brigade Moulathamine ("Ceux qui signent avec leur sang") de Mokhtar Belmokhtar a affirmé avoir mené cette prise d'otages en représailles aux raids aériens français contre les rebelles islamistes dans le nord du Mali, a rapporté l'Agence Nouakchott d'Information (Ani), un site électronique mauritanien.

Le ministre algérien de la Communication, Mohamed Saïd, a déclaré dimanche que le premier chiffre de 23 otages tués à Tiguentourine, avancé samedi soir, serait très probablement dépassé.

"Je dois malheureusement dire que le nombre de morts va augmenter", a-t-il dit à l'agence de presse officielle APS, précisant que le bilan définitif serait communiqué dans les prochaines heures.

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Près du site gazier de Tiguentourine, en Algérie. Un chef djihadiste algérien, Mokhtar Belmokhtar, a revendiqué au nom d'Al Qaïda la responsabilité de la prise d'otages sur le site gazier de Tiguentourine, dans le Sahara algérien et s'est dit prêt à négocier si la France met fin à ses raids aériens au Mali. /Photo prise le 19 janvier 2013/REUTERS/Ramzi Boudina