Paris met en garde les ravisseurs des otages du Sahel

dimanche 20 janvier 2013 13h43
 

PARIS (Reuters) - Laurent Fabius a prôné dimanche une fermeté implacable face au terrorisme et a mis en garde les ravisseurs des sept otages français du Sahel, affirmant qu'ils risquaient "très gros".

Le ministre français des Affaires étrangères a également jugé, comme François Hollande, qu'il ne fallait pas mettre en cause Alger dans la prise d'otages du sud-est de l'Algérie.

"Il n'y a aucune impunité pour les terroristes et il n'y en aura pas (...) Face au terrorisme, il faut être implacable", a-t-il dit au Grand Jury d'Europe 1 et d'i>TELE.

Le chef de la diplomatie française a précisé qu'il partageait "tout à fait l'analyse" du chef de l'Etat, qui a jugé l'attitude d'Alger "adaptée".

"Il faut avoir à l'esprit que les terroristes, très nombreux, qui ont attaqué ce dépôt gazier sont des tueurs. Ils pillent, ils violent, ils saccagent. La situation était épouvantable", a expliqué Laurent Fabius.

"Les décisions ont été prises par les autorités algériennes et je suis un peu heurté lorsqu'on a l'impression que ce sont les Algériens qui sont mis en cause alors qu'ils ont dû répliquer à des terroristes", a-t-il ajouté.

Plusieurs capitales, dont Londres et Tokyo, ont regretté de ne pas avoir été prévenues par les autorités algériennes de leur intention d'intervenir.

François Hollande, qui a pour sa part affirmé faire confiance aux Algériens dans ces circonstances, a téléphoné dimanche au Premier ministre japonais Shinzo Abe pour lui exprimer "l'entière solidarité de la France à l'égard du Japon face à la situation."

Il a souligné "que nous devions rester en étroite coordination pour assurer la sécurité des ressortissants de nos deux pays dans la région", précise l'Elysée dans un communiqué.   Suite...

 
Laurent Fabius a prôné dimanche une fermeté implacable face au terrorisme et a mis en garde les ravisseurs des sept otages français du Sahel, affirmant qu'ils risquaient "très gros", lors d'une intervention au Grand Jury d'Europe 1 et d'i>TELE. /Photo prise le 23 octobre 2012/REUTERS/Philippe Wojazer