Situation confuse à Diabali au Mali, sommet de la Cédéao

samedi 19 janvier 2013 23h34
 

par Joe Bavier et Bate Felix

ABIDJAN/NIONO, Mali (Reuters) - Les forces françaises et maliennes ont repris aux islamistes le contrôle de Konna, verrou stratégique dans le centre du Mali, mais la situation restait confuse samedi devant Diabali, ville conquise le 14 janvier par les djihadistes, à 360 km au nord-est de Bamako.

A Abidjan, les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest ainsi que la France, représentée par Laurent Fabius, ont invité les autres puissances à promettre de l'argent et un soutien logistique aux armées africaines qui s'apprêtent à dépêcher des contingents au Mali.

"Aujourd'hui, vous avez (sur le terrain, ndlr) à la fois la France et des éléments de l'armée malienne. Ils font le travail parce que sinon, il n'y aurait plus de pays libre appelé Mali", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères. "Le terrorisme serait là", a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie de Paris a expliqué que l'opération française "Serval" n'avait pas vocation à remplacer la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma). Il a exhorté les pays donateurs à s'engager à ce sujet lors d'une conférence organisée le 29 janvier à Addis-Abeba.

Le Nigeria, le Togo et le Tchad ont commencé à envoyer des troupes au Mali et le communiqué final d'Abidjan annonce que le Bénin, le Ghana, le Sénégal, le Libéria, la Sierra-Leone et la Côte d'Ivoire feraient de même.

"Nous avons vu des troupes très bien équipées en terme d'armement. D'où la nécessité pour nous de prendre toutes les mesures nécessaires pour stopper d'abord (les islamistes), puis sécuriser le Mali", a déclaré le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Djibril Bassolé.

FAUTE DE MUNITIONS

Il a ajouté, faisant référence à la prise d'otages qui vient de se terminer sur un complexe gazier du Sahara algérien: "Le phénomène auquel nous venons d'assister en Algérie pourrait se reproduire ailleurs".   Suite...

 
Laurent Fabius et Dioncounda Traoré, président intérimaire du Mali, en Côte d'Ivoire. A Abidjan, les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest ainsi que la France, représentée par le ministre des Affaires étrangères, ont invité les autres puissances à promettre de l'argent et un soutien logistique aux armées africaines qui s'apprêtent à dépêcher des contingents au Mali. /Photo prise le 19 janvier 2013/REUTERS/Thierry Gouegnon