Des étrangers toujours portés manquants en Algérie

vendredi 18 janvier 2013 10h44
 

par Lamine Chikhi

ALGER (Reuters) - On restait sans nouvelles d'au moins 22 étrangers vendredi en Algérie après l'assaut des forces de sécurité contre le complexe gazier sur lequel des islamistes armés avaient pris en otage plusieurs centaines de personnes.

Selon une source locale, l'armée algérienne encerclait toujours au petit matin une partie du complexe, où des membres du commando djihadiste retiendraient encore un nombre indéterminé d'otages.

Au moins 30 otages, parmi lesquels plusieurs occidentaux, ont en revanche été tués jeudi, a déclaré à Reuters une source des services de sécurité algériens. Un Français, deux Britanniques et deux Japonais figurent parmi eux, a-t-elle précisé. Huit Algériens font aussi partie des victimes.

D'après cette même source, onze djihadistes au moins, dont un ressortissant français, ont également trouvé la mort lors de l'opération.

Dans ce groupe figurent deux Algériens, dont le chef du commando djihadiste, Tahar ben Chened, décrit comme un éminent djihadiste au Sahara, de même que trois Egyptiens, deux Tunisiens, deux Libyens et un Malien.

Plusieurs pays dont des ressortissants figuraient parmi les otages n'ont pas cherché à dissimuler leur irritation face à l'attitude des autorités algériennes, en expliquant ne pas avoir été informés avant l'assaut et ne disposer que peu de détails sur l'issue de celui-ci.

Un ingénieur irlandais qui a survécu à l'assaut a raconté avoir vu quatre véhicules transportant des otages détruits par des tirs des troupes algériennes. Celles-ci ont expliqué être passées à l'action, environ 30 heures après le début du siège, parce que le commando armé exigeait de pouvoir transférer les otages à l'étranger.

La nationalité des autres victimes et celle des quelques dizaines d'otages qui sont parvenus à s'échapper était impossible à déterminer avec précision dans l'immédiat. Environ 600 salariés algériens du complexe ont survécu.   Suite...

 
Image satellite du complexe gazier de Tiguentourine, près d'In Amenas, dans l'est de l'Algérie. On restait sans nouvelles d'au moins 22 étrangers vendredi en Algérie après l'assaut des forces de sécurité contre ce complexe gazier où des islamistes armés avaient pris en otage plusieurs centaines de personnes. /Image du 8 octobre 2012/REUTERS/DigitalGlobe