L'armée française en position d'attente dans l'ouest du Mali
par Bate Felix et Marco Trujillo
BAMAKO/SEGOU, Mali/PARIS (Reuters) - Les soldats français au Mali semblent être entrés dans une guerre d'usure face aux rebelles islamistes qui contrôlent Diabali, petite ville du centre-ouest du pays, alors que les premiers renforts ouest-africains sont arrivés.
Une centaine de militaires togolais ont débarqué jeudi à l'aéroport international de Bamako. Ils devraient être rapidement rejoints par des militaires nigérians déjà en chemin.
Des forces nigériennes et tchadiennes sont par ailleurs en train de se regrouper au Niger, voisin oriental du Mali.
Les forces françaises, qui comptent 1.400 hommes, ont lancé mercredi une opération terrestre contre l'alliance islamiste composée des groupes locaux Ansar Dine et le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), mais aussi des djihadistes d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Au total, la France compte déployer 2.500 soldats au Mali, mais Paris souhaite remettre assez rapidement la mission entre les mains des forces des pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Paris a obtenu en décembre un mandat des Nations unies pour le déploiement d'une force de 3.300 hommes pour aider l'armée malienne à reprendre le nord du Mali aux islamistes.
Les troupes françaises sont arrivées aux portes de Diabali, à 360 km au nord de Bamako, l'armée malienne s'efforçant de son côté de boucler la frontière avec la Mauritanie voisine pour couper la retraite aux islamistes.
La France n'a cependant pas lancé d'assaut contre la ville, évoquant notamment le souci de protéger la population civile, les rebelles étant embusqués à l'intérieur des maisons.
Toutes les communications avec Diabali ont été coupées, mais les habitants qui ont pu fuir la ville ont commencé à livrer des témoignages sur les combats qui s'y déroulent. Suite...

