François Hollande assume l'opération en Somalie

mercredi 16 janvier 2013 14h14
 

PARIS (Reuters) - François Hollande a assumé mercredi l'opération de libération avortée d'un agent des services secrets en Somalie, expliquant que la France envoyait ainsi un signal aux ravisseurs et que tous les contacts étaient pris pour libérer les autres otages.

Un commando de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) est intervenu dans la nuit de vendredi à samedi pour tenter de libérer cet agent, connu sous le nom de Denis Allex. Deux soldats français sont morts dans cette opération.

Selon les autorités françaises, Denis Allex est lui aussi décédé, tandis que les rebelles somaliens de la milice Al Chabaab ont annoncé mercredi l'avoir condamné à mort.

"Cette opération, je l'ai décidée il y a plusieurs semaines, elle était prévue ce jour là, ou plus exactement cette nuit là, elle aurait pu réussir, elle devait réussir", a dit le président français lors de ses voeux à la presse.

"Mais en même temps aussi lourdes soient les conséquences puisqu'il y a eu la mort, l'assassinat de l'otage et deux soldats qui sont tués, je revendique cette opération pleinement car c'est aussi un message que nous envoyons", a-t-il ajouté.

Denis Allex avait été enlevé en juillet 2009 à Mogadiscio avec un de ses collègues de la DGSE, Marc Aubrière, alors qu'il effectuait une mission officielle d'assistance auprès du gouvernement fédéral de transition. Marc Aubrière avait pu s'échapper un mois plus tard.

"La France ne peut pas accepter que ses ressortissants soient détenus, nous prenons tous les contacts pour que les libérations puissent intervenir dans les meilleures conditions et encore aujourd'hui vous imaginez que je pense à chaque instant à la situation de nos otages", a poursuivi le chef de l'Etat.

Huit otages français sont détenus au Sahel.

"Je veux dire aussi ce qu'est la position de la France, c'est en étant ferme, y compris en intervenant comme nous le faisons au Mali, que nous faisons céder les ravisseurs et les preneurs d'otages", a encore déclaré François Hollande.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yann Le Guernigou

 
François Hollande a assumé mercredi l'opération de libération avortée d'un agent des services secrets en Somalie, expliquant que la France envoyait ainsi un signal aux ravisseurs et que tous les contacts étaient pris pour libérer les autres otages. /Photo prise le 16 janvier 2013/REUTERS/Philippe Wojazer