Les syndicats de Michelin veulent une réunion sur l'avenir

mercredi 16 janvier 2013 13h07
 

PARIS (Reuters) - Les syndicats de Michelin ont demandé à la direction du groupe de pneumatiques la tenue d'un comité central d'entreprise (CCE) sur l'avenir des sites français, a déclaré mercredi un représentant syndical.

"On a demandé en décembre une réunion spécifique sur l'avenir des sites industriels ; elle pourrait avoir lieu au premier trimestre", a indiqué au téléphone Hervé Cerrusca, représentant Force ouvrière chez Michelin.

"Nous répondrons bien évidemment à leurs interrogations lors d'un CCE dont la date n'a pas encore été fixée", a indiqué de son côté une porte-parole du groupe.

Elle a également déclaré que Michelin n'avait aucune intention de fermer son site de Bourges (Cher), dont le magazine Challenges écrit mercredi que l'avenir est menacé.

L'usine, spécialisée dans les pneus d'avion, exporte les trois quarts de sa production et Michelin n'a pas d'inquiétude particulière sur son niveau d'activité en 2013, qui devrait se situer dans la lignée de 2012, a indiqué la porte-parole.

Le site emploie environ 500 personnes. La moyenne d'âge élevée des salariés fait toutefois craindre aux syndicats une baisse rapide de l'effectif au cours des prochaines années avec l'extension du dispositif de retraite pour les carrières longues.

Les représentants syndicaux sont également préoccupés par l'avenir du site de Tours (Indre-et-Loire), principal centre de production de pneus pour poids lourds de Michelin en Europe.

L'usine, qui emploie un millier de personnes, est confrontée au marasme qui gagne désormais le marché européen du véhicule utilitaire. Celui-ci a chuté de 18,5% en novembre, à son plus bas niveau en trois ans.

Selon son dernier rapport annuel, Michelin employait 115.000 personnes dans le monde en 2011, dont 26.000 en France.

Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez

 
Les syndicats de Michelin ont demandé à la direction du groupe de pneumatiques la tenue d'un comité central d'entreprise (CCE) sur l'avenir des sites français. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau