Renault a respecté les lignes rouges, dit Montebourg

mercredi 16 janvier 2013 11h36
 

PARIS (Reuters) - Le plan de suppressions de postes annoncé par Renault respecte les lignes rouges fixées par le gouvernement en ce qu'il ne prévoit ni licenciement ni fermeture de site, a déclaré mercredi Arnaud Montebourg à la sortie du conseil des ministres.

"Il n'y a pas pour nous un certain nombre de lignes rouges qui ont été franchies", a indiqué le ministre du Redressement productif, qui avait fortement critiqué en 2012 l'ampleur du plan de restructuration de PSA Peugeot Citroën.

Le chantre de la "démondialisation" a expliqué que le plan d'adaptation de Renault à un marché automobile en pleine déprime était acceptable en cela qu'il était basé sur des départs à la retraite non remplacés et non des licenciements.

"Première ligne rouge, pas de plan social, pas de licenciement, la première ligne rouge est respectée", a-t-il dit en rappelant que l'Etat français possède 15% du capital du constructeur.

"Deuxième ligne rouge, pas de fermeture d'usines, pas de fermetures de sites, la deuxième ligne rouge est respectée", a-t-il ajouté dans une allusion à la décision de Peugeot de fermer son site d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

"C'est mieux que de se retrouver avec des plans sociaux, des fermetures d'usines brutales qui font beaucoup de mal au moral des entreprises", a expliqué le ministre, sans citer néanmoins explicitement le nom de Peugeot.

Arnaud Montebourg a encore indiqué qu'il souhaitait que les alliés industriels de Renault comme sa filiale japonaise Nissan ou le constructeur allemand Daimler "rechargent" en commandes les usines françaises.

Enfin, il a dit souhaiter que Renault s'engage à réembaucher quand le marché automobile français repartira.

Renault a annoncé mardi qu'il voulait supprimer 7.500 emplois en France d'ici 2016 afin d'améliorer sa compétitivité.

Julien Ponthus, édité par Yann Le Guernigou

 
à la sortie du conseil des ministres, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif a déclaré mercredi que le plan de suppressions de postes annoncé par Renault respectait les lignes rouges fixées par le gouvernement en ce qu'il ne prévoit ni licenciement ni fermeture de site. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau