16 janvier 2013 / 06:18 / il y a 5 ans

Vers un débat consensuel au Parlement ce mercredi

Le Parlement va débattre ce mercredi de l'intervention militaire française au Mali, un débat sans vote qui s'annonce consensuel, la classe politique ayant, à de rares exceptions près, décidé de soutenir François Hollande. /Photo d'archives/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - Le Parlement va débattre ce mercredi de l'intervention militaire française au Mali, un débat sans vote qui s'annonce consensuel, la classe politique ayant, à de rares exceptions près, décidé de soutenir François Hollande.

"Il est clair qu'il y aura une unité complète sur la décision qui a été prise par le président de la République de réagir en urgence contre la descente des islamistes terroristes sur (la capitale) Bamako", a déclaré lundi le député UMP Pierre Lellouche à la sortie d'une réunion d'information avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Ce dernier a reçu les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale ainsi que l'ensemble des présidents des groupes parlementaires afin de leur faire un point sur les objectifs poursuivis par la France au Mali.

A leur sortie de Matignon, les parlementaires n'ont fait part d'aucune critique sur la décision de François Hollande d'employer la force.

"Nous exprimons notre soutien dans le cadre de l'engagement de nos forces, c'est un principe absolu, pour le reste nous pouvons émettre des souhaits complémentaires mais rien qui ne puisse gêner l'exécutif", a souligné le dirigeant de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) Jean-Louis Borloo.

Jean-Marc Ayrault s'est félicité de ce consensus durant une déclaration effectuée après sa rencontre avec les parlementaires.

"La réunion qui vient d'avoir lieu confirme, s'il en était besoin, la capacité de notre pays à se réunir lorsque sont en jeu les valeurs qui sont au fondement même de notre République", s'est-t-il réjoui.

"C'est notre atout le plus précieux face à la menace des groupes terroristes, ce message d'unité est particulièrement important à un moment où nos soldats sont engagés sur le terrain en appui à l'armée malienne", a-t-il ajouté.

François Hollande avait indiqué vendredi lors de l'annonce des premières opérations que le Parlement serait tenu informé de l'évolution de la situation, une consultation prévue par l'article 35 de la Constitution.

Le chef de l'Etat, qui s'est envolé lundi soir pour un voyage officiel aux Emirats arabes unis, tiendra mercredi un conseil de défense restreint après le conseil des ministres, a dit l'Elysée.

La France a poursuivi lundi son intervention militaire au Mali contre les rebelles islamistes, qui ont pris à l'armée malienne une petite commune du centre-ouest du pays, Diabaly.

L'armée française tente depuis trois jours de stopper la progression des islamistes vers la capitale, Bamako, en bombardant leurs positions dans le Nord.

Emile Picy et Julien Ponthus, édité par Marine Pennetier

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