Le "R-UMP" est dissous, place à la nouvelle UMP

mardi 15 janvier 2013 20h38
 

PARIS (Reuters) - La dissolution du "R-UMP" et l'instauration d'une direction collégiale à la tête de l'UMP ont théoriquement scellé mardi l'épilogue du conflit entre "copéistes" et "fillonistes".

La fin du "Rassemblement-UMP", qui comptait 73 députés et avait été créé le 27 novembre par François Fillon au plus fort de la bataille pour la présidence de l'UMP, a été actée lors de la conférence des présidents.

Elle a été suivie, dans l'après-midi, et comme le prévoyait l'accord signé en décembre par l'ancien Premier ministre et le président de l'UMP, de la présentation de la nouvelle équipe dirigeante qui associe "copéistes", "fillonistes" et "non alignés".

L'organigramme constitue le "socle opérationnel" de l'UMP, a indiqué Jean-François Copé. La composition de l'équipe, dont de nombreux postes restent à pourvoir, sera complétée "dans quelques jours", a-t-il ajouté.

"Nous n'avons qu'un seul objectif, c'est d'accomplir notre mission, qui est celle d'être le premier parti d'opposition républicaine", a déclaré le président de l'UMP, pour qui la politique du gouvernement socialiste "met la France à genoux".

"C'est maintenant une nouvelle étape qui commence", a-t-il ajouté. "Je veux dire combien je souhaite l'esprit le plus collégial".

"IL NE FAUT PAS SE MENTIR"

Grand absent, François Fillon était "en déplacement programmé depuis longtemps", a expliqué un de ses proches. Hormis l'ancien Premier ministre, les anciens adversaires se sont rassemblés pour une photo de famille très attendue.

Dans l'attente d'un nouveau scrutin, vraisemblablement le 15 septembre, pour la présidence de l'UMP, le "copéiste" Luc Chatel et le "filloniste" Laurent Wauquiez se partagent la vice-présidence, tandis que Michèle Tabarot (pro-Copé) et Valérie Pécresse (pro-Fillon) assurent le secrétariat général.   Suite...

 
La dissolution du "R-UMP" et l'instauration d'une direction collégiale à la tête de l'UMP ont théoriquement scellé mardi l'épilogue du conflit entre "copéistes" et "fillonistes". /Photo prise le 11 décembre 2012/REUTERS/Charles Platiau