Le "R-UMP" est dissous, place à la nouvelle UMP

mardi 15 janvier 2013 11h52
 

PARIS (Reuters) - La dissolution du "R-UMP", le groupe créé par François Fillon à l'Assemblée pour faire pression sur son adversaire Jean-François Copé, a été actée mardi lors de la conférence des présidents.

La fin du "Rassemblement-UMP", qui avait été instauré le 27 novembre au plus fort de la bataille pour la présidence de l'UMP et comptait 73 députés, sera effective mercredi après publication au Journal officiel, ont précisé le "copéiste" Christian Jacob, président du groupe UMP et le député "filloniste" Jérôme Chartier.

Les députés qui appartenaient au groupe R-UMP devaient adresser une lettre au président de l'Assemblée pour lui faire part de leur intention de rejoindre le groupe UMP.

Deux ou trois "dissidents" refuseraient de le faire, comme Michel Piron qui pourrait adhérer au groupe centriste UDI présidé par Jean-Louis Borloo, a-t-on appris de sources parlementaires.

La dissolution du "R-UMP" clôt officiellement le conflit entre "copéistes" et "fillonistes" après le psychodrame qui avait suivi l'élection contestée du 18 novembre à la présidence du parti.

Jean-François Copé et François Fillon, qui assurent avoir tourné la page des divisions, ont scellé le 17 décembre un accord de paix qui prévoyait la dissolution du "R-UMP" en échange de la mise en place d'une direction collégiale associant "copéistes", "fillonistes" et "non-alignés".

Jean-François Copé, président de l'UMP dans l'attente d'un nouveau scrutin vraisemblablement le 15 septembre, devait présenter mardi après-midi la nouvelle équipe dirigeante, qui associera par exemple la "copéiste" Nadine Morano au "filloniste" Dominique Bussereau, tous deux délégués nationaux aux élections.

"L'idée, c'est de se mettre d'accord sur les postes principaux, ceux qui font fonctionner le parti au quotidien, l'organisation interne, les fédérations, les élections, le projet, et il y aura sans doute de nouvelles nominations plus tard dans l'année", a expliqué sur i>TELE Luc Chatel, vice-président de l'UMP.

Emile Picy, édité par Sophie Louet

 
La dissolution du "R-UMP", le groupe créé par François Fillon à l'Assemblée pour faire pression sur son adversaire Jean-François Copé, a été actée mardi lors de la conférence des présidents. Celle-ci sera effective mercredi après publication au Journal officiel. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau