La France n'a pas vocation à agir seule au Mali, dit Fabius

lundi 14 janvier 2013 20h25
 

PARIS (Reuters) - La France n'a pas vocation à agir seule contre les djihadistes au Mali, a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères, qui a fait état d'un soutien "quasi unanime" de la communauté internationale à l'opération déclenchée vendredi par Paris.

Laurent Fabius a assuré, lors d'une conférence de presse, que la France avait informé "l'ensemble" de ses partenaires de cette opération lancée à l'appel des autorités maliennes pour stopper deux colonnes de combattants islamistes fonçant vers Bamako.

Mais "la France n'a pas vocation à rester seule aux côtés du Mali", a ajouté le chef de le diplomatie française, qui a fait état de la confirmation du soutien politique de l'Onu par son secrétaire général, Ban Ki-Moon. Il a aussi fait état du soutien opérationnel de plusieurs pays.

"L'urgence nous a imposé d'agir vite. Mais nos partenaires européens, africains et aux Nations unies montrent qu'ils sont prêts aujourd'hui à répondre également présent", a-t-il dit.

Il a ainsi précisé que le Royaume-Uni fournissait des avions de transport et que l'Allemagne "examinait" une aide logistique, humanitaire et médicale. La Belgique et le Danemark fournissent aussi des moyens de transport. "Les Etats-Unis nous apportent un soutien dans le domaine du transport, des communications et du renseignement", a ajouté le chef de la diplomatie française.

Dans un entretien à paraître mardi dans Les Echos, le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, précise que 630 millions d'euros sont prévus pour les opérations extérieures de la France. "S'il faut dépenser davantage, cela sera pris sur la réserve de précaution", précise-t-il.

Parallèlement, les préparatifs du déploiement d'une force constituée par des pays d'Afrique de l'Ouest, la Mission de soutien au Mali (Misma), s'accélèrent, a-t-il dit.

Il a précisé que le Nigeria fournirait 600 hommes, le Niger, le Burkina Faso, le Togo et le Sénégal environ 500 chacun et le Bénin 300. Le Tchad fournira aussi un contingent et d'autres soutiens encore sont annoncés, a-t-il ajouté.

Selon la présidence française, le président du Tchad, Idriss Déby, a confirmé lundi à François Hollande que son pays était prêt à participer à la force africaine.   Suite...

 
Laurent Fabius a déclaré que la France n'avait pas vocation à agir seule contre les rebelles islamistes au Mali et à rester seule aux côtés des autorités de Bamako. Le chef de la diplomatie française a également fait part d'un soutien politique "quasi unanime" de la communauté internationale et de l'appui opérationnel de plusieurs pays. /Photo prise le 12 janvier 2013/REUTERS/Christian Hartmann