Démonstration de force des opposants au mariage pour tous

dimanche 13 janvier 2013 21h51
 

PARIS (Reuters) - Les opposants au mariage et à l'adoption pour les homosexuels sont descendus en force dimanche dans les rues de Paris dans l'espoir de contraindre le gouvernement à revoir un projet qui touche, selon eux, aux fondements de la société.

Les organisateurs ont revendiqué un million de manifestants, ce qui serait l'une des plus importantes manifestations pour une question sociétale depuis celle pour l'école libre en 1984. La police en a dénombré 340.000.

Le collectif à l'origine de la mobilisation demande au chef de l'Etat d'arrêter le processus parlementaire - le projet doit être examiné à partir du 29 janvier - et de revoir le texte en remplaçant le mariage homosexuel par une union civile.

Mais l'Elysée a fait savoir que l'ampleur de la manifestation n'entamait pas la détermination de François Hollande à faire voter la loi.

"Est-ce que ça fait changer le cours des choses? La réponse est non", a confirmé Michel Sapin sur BFM TV. "La légitimité fondamentale dans une République, c'est le Parlement", a-t-il fait valoir.

"Je n'ai pas le sentiment d'une France coupée en deux", a ajouté le ministre du Travail. "Est-ce que dans 15 jours, dans trois mois, dans six mois, ça restera un événement? Je ne le pense pas. La loi aura été votée, et personne ne reviendra sur la loi qui aura été votée."

Jean-François Copé a estimé que cette mobilisation constituait "un test pour François Hollande". "On voit très clairement qu'il y a en France des millions de Français qui sont probablement préoccupés par cette réforme", a dit le président de l'UMP, annonçant dans la soirée la tenue d'une convention sur la famille le 24 janvier à l'UMP.

Trois cortèges distincts sont partis de la place d'Italie, de la porte Maillot et de Denfert-Rochereau pour rallier le Champ-de-Mars.

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Des dizaines de milliers d'opposants au projet de loi sur le mariage et l'adoption pour tous manifestent à Paris avec l'espoir de contraindre le gouvernement à revoir cette promesse de campagne de François Hollande. /Photo prise le 13 janvier 2013/REUTERS/Benoît Tessier