La France intervient au Mali, plus de 100 morts

dimanche 13 janvier 2013 09h31
 

par Bate Felix et Elizabeth Pineau

BAMAKO/PARIS (Reuters) - Les bombardements aériens français et les combats autour de la localité de Konna, dans le centre du Mali, se sont poursuivis samedi, faisant plus de 100 morts dans les rangs des rebelles et des forces gouvernementales, au deuxième jour de l'opération "Serval" qui durera, a réaffirmé François Hollande, "le temps nécessaire".

A l'issue d'un conseil de défense, le président français a dit samedi sa "confiance" dans la réussite de l'opération engagée avec l'aide de la France contre les islamistes au Mali, qui a déjà permis selon lui de porter un "coup d'arrêt" à la progression de la rébellion.

"Grâce au courage de nos soldats, un coup d'arrêt a été porté et de lourdes pertes ont été infligées à nos adversaires", a-t-il déclaré. "Mais notre mission n'est pas achevée (...) Dans les jours qui viennent, notre pays poursuivra son intervention."

François Hollande a précisé que les moyens déployés par la France devaient être limités au soutien de l'intervention africaine au Mali.

L'intervention "consiste à préparer le déploiement d'une force d'intervention africaine pour permettre au Mali de retrouver son intégrité territoriale" conformément aux résolutions du conseil de sécurité de l'Onu.

LES TROUPES DE LA CÉDÉAO ATTENDUES LUNDI

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) réclamait depuis de longs mois une intervention internationale contre les combattants d'Ansar Dine et du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), lié à Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Les événements se sont accélérés cette semaine avec la reprise de la progression des rebelles vers le sud du Mali, en direction de Bamako, la capitale.   Suite...

 
Soldats français quittant N'Djamena au Tchad pour rejoindre le Mali. François Hollande a dit samedi sa "confiance" dans la réussite de l'opération engagée avec l'aide de la France contre les islamistes au Mali, qui a déjà permis selon lui de porter un "coup d'arrêt" à la progression de la rébellion. /Capture d'écran du 12 janvier 2013/REUTERS/Établissement de communication et de production audiovisuelle de la défense (ECPAD)