Michel Sapin déplore que la CGT et FO n'aient pas signé l'accord

samedi 12 janvier 2013 13h06
 

PARIS (Reuters) - Le ministre du Travail Michel Sapin a fait part de son soulagement samedi au lendemain de l'accord conclu entre le patronat et trois syndicats sur la sécurisation de l'emploi tout en déplorant la décision de la CGT et de FO de ne pas le signer.

Les négociations sur une réforme du marché du travail alliant plus de sécurité pour les salariés et flexibilité accrue pour les entreprises ont débouché sur un accord vendredi entre le patronat et trois syndicats, la CFDT, de la CFTC et de la CFE-CGC.

"C'est d'abord un 'ouf' parce que là se trouvent la méthode et des outils pour l'emploi, lutter contre le chômage, inverser la courbe du chômage", a-t-il dit au micro de RTL.

La CGT et FO n'ont pour leur part pas voulu signer l'accord, estimant que le texte accroissait la précarisation de l'emploi.

"C'est la règle en France, un accord est un accord quand une majorité des organisations syndicales le signe", a indiqué Michel Sapin. "Une majorité des organisations syndicales se sont engagées à la signer. C'est donc un accord qui engage tout le monde, les signataires, le gouvernement, l'ensemble des partenaires sociaux."

"J'aurais préféré bien entendu que plus encore d'organisations syndicales le signent", a-t-il poursuivi. "Peut-être certaines ont-elles hésité? Peut-être certaines sont-elles en proie à des considérations internes? Je respecte tous les motifs mais il y a un accord et cet accord est un bel et grand accord."

"Chacun a ses contradictions internes, chacun a ses motivations. Je les respecte toutes mais chacun va être maintenant devant une réalité. I y a des outils nouveaux pour permettre aux entreprises de s'adapter et pour permettre aux salariés d'avoir plus de sécurité dans l'emploi ou lorsqu'ils sont en chômage", a-t-il conclu.

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse