Accord sur une réforme du marché du travail

samedi 12 janvier 2013 09h26
 

par Yann Le Guernigou et Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - Les négociations sur une réforme du marché du travail alliant plus de sécurité pour les salariés et flexibilité accrue pour les entreprises ont débouché sur un accord vendredi entre le patronat et trois syndicats, la CFDT, de la CFTC et de la CFE-CGC.

Alors que la CGT et FO n'ont pas voulu d'un texte qui à leurs yeux accroît la précarisation de l'emploi, le Medef s'est félicité que les partenaires sociaux aient placé ainsi la France "en haut des standards européens en matière de marché du travail et de relations sociales".

L'organisation patronale a exprimé le souhait que cet accord, le plus important du genre depuis celui sur la modernisation du marché du travail de janvier 2008, "soit ratifié en l'état par le Parlement au plus vite".

La CFDT a estimé que l'accord était "ambitieux pour l'emploi, concerne tous les salariés et permettra de faire reculer la précarité."

Le gouvernement, qui avait menacé de légiférer en cas d'échec des négociations, s'était engagé à présenter "fidèlement" au Parlement les parties de l'accord devant faire l'objet d'une loi si le patronat et une majorité de syndicats représentatifs concluaient positivement.

Le président François Hollande a confirmé cet engagement dans un communiqué où il s'est félicité d'un accord qui, selon lui, confirme la "pertinence de la méthode engagée par la Conférence sociale" réunie l'été dernier.

Cet accord était d'autant plus important pour le gouvernement que les agences de notation et les organisations internationales en avaient fait un test de la capacité de la France à mener à bien des réformes structurelles.

Pour le Medef, le compromis conclu au terme de onze journées de négociations entamées en octobre est "tout sauf un accord a minima."   Suite...

 
Les négociations sur une réforme du marché du travail alliant plus de sécurité pour les salariés et flexibilité accrue pour les entreprises ont débouché sur un accord vendredi entre le patronat et trois syndicats, la CFDT, de la CFTC et de la CFE-CGC. /Photo d'archives/REUTERS