L'arrêt de l'utilisation de la pilule pas justifié, selon l'EMA

vendredi 11 janvier 2013 10h37
 

PARIS (Reuters) - L'Agence européenne des médicaments (EMA) assure vendredi que rien ne justifie l'arrêt de l'utilisation des pilules de contraception, y compris celles de dernières générations qui sont accusées en France de provoquer des risques accrus de troubles emboliques veineux.

"Il n'y a actuellement aucune nouvelle preuve qui suggérerait un changement dans le profil de sécurité connu des pilules combinées commercialisées actuellement", écrit l'agence basée à Londres dans un communiqué. "Il n'y a de ce fait aucune raison que les femmes arrêtent leur contraception".

"A l'heure actuelle, l'agence n'a reçu aucune preuve d'un Etat membre concernant des troubles emboliques veineux associés aux contraceptifs combinés", conclut-elle.

En France, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a lancé la semaine dernière une concertation afin de limiter la prescription des pilules contraceptives de dernières générations. Les pilules de troisième génération ne seront par ailleurs plus remboursées à partir du 31 mars.

En France, près de 2,5 millions de femmes, soit 50% de celles sous pilule contraceptive, prennent une pilule de troisième génération.

Une plainte a été déposée en décembre par une jeune femme imputant son accident vasculaire cérébral à la pilule de troisième génération.

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

 
L'Agence européenne des médicaments (EMA) assure vendredi que rien ne justifie l'arrêt de l'utilisation des pilules de contraception, y compris celles de dernières générations qui sont accusées en France de provoquer des risques accrus de troubles emboliques veineux. /Photo prise le 3 janvier 2013/REUTERS/Eric Gaillard