Le patronat accepterait de discuter des contrats courts

jeudi 10 janvier 2013 15h22
 

PARIS (Reuters) - Patronat et syndicats devaient discuter jeudi après-midi du recours abusif aux contrats très courts par les entreprises, un des principaux points d'achoppement des négociations sur une réforme du marché du travail qui sont dans leur dernière ligne droite, a-t-on appris de source syndicale.

La CFDT, dont la signature est indispensable pour que ces discussions entamées en octobre débouchent sur un accord, a demandé en outre à la partie patronale de renoncer à sa proposition de "contrat de projet", un CDI à durée déterminée.

"On ne peut pas ne rien faire contre l'utilisation abusive des contrats courts", a déclaré Patrick Pierron, le principal négociateur de la CFDT, en soulignant que le nombre de contrats de travail de moins d'un mois avait bondi de 86% en un an.

Les représentants du patronat, qui se refusaient jusqu'ici à évoquer la question, "ont dit avoir entendu que les contrats courts étaient un sujet incontournable et qu'on en discuterait aujourd'hui", a-t-il ajouté en rendant compte des travaux de la matinée.

Une nouvelle mouture des propositions patronales était attendue pour la session de l'après-midi, prévue à 15h00.

La précédente, remise mercredi aux syndicats, comportait plusieurs avancées, saluées comme telles par la CFDT, sur la partie sécurisation de l'emploi comme la généralisation des assurances de santé complémentaires ou le principe de la mise en place de droits rechargeables à l'assurance chômage.

LA CGT INFLEXIBLE

Pour prix de sa signature, le syndicat réclame en outre des modalités pour encadrer le recours au travail partiel et la suppression des "contrats de projet".

"Ces contrats vont à l'inverse de l'objectif de la négociation. Le CDI intermittent doit sortir du texte, autrement il n'y aura pas de signature" de la CFDT, a encore dit Patrick Pierron, qui entrevoit une poursuite des discussions vendredi.   Suite...

 
Patronat et syndicats devraient discuter jeudi après-midi du recours abusif aux contrats très courts par les entreprises, un des principaux points d'achoppement des négociations sur une réforme du marché du travail qui sont dans leur dernière ligne droite. /Photo d'archives/REUTERS/Ognen Teofilovski