Confusion sur la plainte du CFCM contre Jean-François Copé

mercredi 9 janvier 2013 18h50
 

PARIS (Reuters) - La confusion règne sur le sort d'une plainte du Conseil français du culte musulman (CFCM) contre Jean-François Copé, les présidents du CFCM et de l'UMP annonçant son retrait tandis que son auteur au sein de l'institution refuse de rendre les armes.

Un communiqué signé mercredi par le président du CFCM, Mohammed Moussaoui, et le président de l'UMP indique que le CFCM "entend retirer la plainte déposée pour diffamation".

Mais l'observatoire de l'islamophobie au CFCM, qui l'a déposée, a annoncé le maintien de cette plainte après que Jean-François Copé eut démenti avoir exprimé des regrets au sujet de ses propos sur le ramadan.

"Il a signé un communiqué dans lequel il exprime ses regrets, mais maintenant, c'est trop tard pour Monsieur Copé", a dit à Reuters Abdallah Zekri, président de l'observatoire de l'islamophobie après la diffusion du communiqué.

"Je maintiens ma plainte", a-t-il ajouté. "C'est une épreuve de force avec Monsieur Copé."

Interrogée sur BFM TV, Khadija Aoudia, avocate du CFCM, a dit n'avoir "absolument pas reçu mandat de retirer la plainte contre Jean-François Copé".

L'entourage du député-maire de Meaux fait valoir que la responsabilité du CFCM incombe à son président, signataire du communiqué. "Je ne peux me fier qu'au communiqué, qui est commun aux deux instances", a ainsi dit un de ses proches à Reuters.

Mohammed Moussaoui était injoignable dans l'immédiat.

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Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a décidé mercredi de maintenir sa plainte contre le président de l'UMP, Jean-François Copé, après que celui-ci a démenti avoir exprimé des regrets au sujet de ses propos sur le ramadan. /Photo prise le 5 décembre 2012/REUTERS/Benoît Tessier