Deux jours pour réformer le marché du travail

mercredi 9 janvier 2013 19h25
 

PARIS (Reuters) - Le Medef a présenté mercredi ses dernières propositions pour la réforme du marché du travail qui intègrent des concessions aux syndicats sur certains points mais restent muettes sur leur principale revendication, la surtaxation des contrats courts.

Le texte remis aux organisations de salariés en vue de l'ultime session de négociations prévue jeudi et vendredi prévoit ainsi la généralisation d'une assurance complémentaire santé pour tous les salariés et la "portabilité de celle-ci" pour les demandeurs d'emploi.

Le principe de "droits rechargeables" permettant à un chômeur qui reprend un emploi de ne pas perdre tous ses droits à l'assurance chômage est également entériné par le Medef, de même que celui de la participation de représentants des salariés "avec voix délibérative" au conseil d'administration des entreprises de plus de 15.000 employés.

Ces avancées dans des négociations entamées depuis début octobre risquent pourtant de rester lettre morte si le Medef, la CGPME et l'UPA, qui représentent la partie patronale, ne cèdent rien sur les contrats précaires, auxquels les entreprises ont de plus en plus recours depuis le début de la crise.

Les organisations syndicales en font une condition sine qua non de tout accord dans ces négociations qui doivent permettre de troquer une plus grande protection des salariés contre une plus grande flexibilité pour faire face à la crise, notamment sur les procédures de licenciement, du côté des employeurs.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a affiché la volonté de son organisation de négocier jusqu'au bout.

"C'est difficile mais le match est pas fini. Il finit vendredi", a-t-il déclaré sur France Info.

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a exclu lors du compte rendu du conseil des ministres que la négociation se prolonge au-delà de la date butoir de vendredi.

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Patronat et syndicats se retrouvent jeudi au Medef pour tenter de sceller une réforme historique du marché du travail alliant flexibilité et sécurisation de l'emploi, mais rien ne laisse présager une issue positive de leurs négociations. /Photo d'archives/REUTERS/Carlos Barria