Le patronat doit bouger sur la sécurité de l'emploi, dit la CFDT

mercredi 9 janvier 2013 09h44
 

PARIS (Reuters) - Le patronat doit bouger dans la négociation sur la sécurisation de l'emploi pour que les partenaires sociaux parviennent à un accord vendredi, a dit mercredi le numéro un de la CFDT.

Le syndicat a quatre "exigences fortes", a dit Laurent Berger sur France Info : une complémentaire santé pour tous les salariés, des droits rechargeables à l'assurance chômage, la limitation des temps partiels imposés et la taxation des contrats courts.

Les dirigeants de la CGT et de FO ayant confirmé qu'ils ne signeraient pas si le patronat maintenait ses exigences en matière de flexibilité, les chances de compromis reposent surtout sur des concessions du Medef et sur la CFE-CGC, la CFTC et la CFDT.

"Il faut que le patronat bouge", a estimé Laurent Berger. "J'appelle le patronat à entendre - c'est le dernier moment où il peut le faire, jeudi et vendredi - l'appel de la CFDT et d'autres organisations syndicales."

L'éventuelle pénalisation des contrats courts, que les organisations patronales refusent jusqu'ici d'envisager, est l'une des clefs de l'issue des négociations.

Selon une source patronale, le gouvernement a menacé le Medef de ne pas appliquer, en cas de désaccord, le crédit d'impôt pour améliorer la compétitivité des entreprises à celles qui abuseraient des contrats à durée déterminée.

"On est dans un moment difficile mais le match n'est pas fini, le match finit vendredi", a ajouté le secrétaire général de la CFDT.

Jean-Baptiste Vey, édité par Jean-Philippe Lefief

 
Laurent Berger, numéro un de la CFDT, a dit mercredi que le patronat devait bouger dans la négociation sur la sécurisation de l'emploi pour que les partenaires sociaux parviennent vendredi à un accord. /Photo d'archives/REUTERS/Irakli Gedenidze