COR-Gérard Depardieu fait faux bond au procureur

mardi 8 janvier 2013 20h51
 

Correction: retrait au 16e paragraphe de la mention de Vladimir Poutine.

PARIS (Reuters) - Gérard Depardieu ne s'est pas présenté mardi au parquet de Paris où il était convoqué pour une conduite en état d'ivresse, ce qui entraînera un procès en correctionnelle pour l'acteur de 64 ans dont les tribulations russes défrayent la chronique.

Poursuivi après un accident de scooter en novembre dernier après lequel il avait été contrôlé avec 1,8 gramme d'alcool par litre de sang, près de quatre fois la limite légale, il encourt jusqu'à deux ans de prison et 4.500 euros d'amende.

La procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) ou "plaider-coupable" lui aurait permis d'éviter un procès en transigeant sur une peine.

Mais elle a été abandonnée par le procureur car c'était la deuxième fois que l'acteur ne se présentait pas à un rendez-vous, a dit à la presse son avocat, Eric de Caumont.

"J'ai indiqué (au procureur) que Gérard Depardieu, malgré son désir d'être présent, son souhait de rencontrer ses juges et en aucun cas une volonté d'échapper à la justice, ne pouvait absolument pas être présent", a-t-il expliqué.

Le comédien se trouvait mardi au Monténégro pour, selon son avocat, finaliser un projet de film sur l'affaire Dominique Strauss-Kahn dans lequel il jouerait le rôle de l'ancien directeur général du Fonds monétaire international.

Le procureur a répondu que deux absences aboutissaient à un renvoi du dossier devant le tribunal correctionnel pour un procès traditionnel, et c'est ce qui a été décidé.

"Le procureur a dit qu'il entendait que M. Gérard Depardieu soit traité de façon tout à fait normale, ni mieux ni moins bien que n'importe qui d'autre", a dit l'avocat.   Suite...

 
Gérard Depardieu ne s'est pas présenté mardi matin au Palais de justice de Paris où il était convoqué pour conduite en état d'ivresse. Son avocat, Eric de Caumont, a invoqué un déplacement à l'étranger pour raisons professionnelles. /Photo prise le 8 janvier 2013/REUTERS/Charles Platiau