Hugo Chavez absent, le ton monte à deux jours de l'investiture

mardi 8 janvier 2013 15h11
 

par Brian Ellsworth

CARACAS (Reuters) - L'opposition vénézuélienne accuse le gouvernement de violer la Constitution en proposant de reporter la cérémonie de prestation de serment, prévue en principe jeudi, du président Hugo Chavez, hospitalisé à Cuba après sa quatrième opération d'un cancer.

Pour les alliés du président socialiste, cette cérémonie du 10 janvier n'est qu'une "formalité". Ils estiment qu'Hugo Chavez, largement réélu en octobre pour un troisième mandat de six ans, pourra être investi dès que sa santé le permettra.

Hugo Chavez, qui est âgé de 58 ans, s'est rendu en urgence à Cuba il y a presque un mois pour une nouvelle opération liée à une récidive d'un cancer de la région pelvienne révélé mi-2011.

"Si le président de la République ne prend pas ses fonctions, le pays ne pourra être laissé dans un état de vide du pouvoir", estime Tomas Guanipa, du parti d'opposition Primero Justicia.

L'opposition réclame qu'en l'absence du chef de l'Etat le 10 janvier, le président de l'Assemblée nationale, Diosdado Cabello, assume l'intérim du pouvoir avant une nouvelle élection dans un délai de trente jours.

Le gouvernement, quant à lui, refuse d'évoquer la mise à l'écart provisoire du chef de l'Etat et ne fournit que des communiqués lapidaires sur son état de santé.

Le ministre de la Communication, Ernesto Villegas, a déclaré lundi à la radio et la télévision que le président était "dans un état stable par rapport au dernier bulletin médical (jeudi dernier-NDLR) qui faisait état d'une infection pulmonaire sévère". "Le traitement est administré de manière continue et rigoureuse, et le patient l'assimile", a-t-il ajouté.

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Un autel dressé pour prier pour le rétablissement de Hugo Chavez, dans la capitale vénézuélienne Caracas. L'état de santé du président s'est stabilisé par rapport au dernier bulletin de santé officiel, a annoncé le gouvernement vénézuélien qui a une nouvelle fois démenti tout vide du pouvoir. /Photo prise le 4 janvier 2013/REUTERS/Carlos Garcia Rawlins