Le discours d'Assad sans effet en Syrie

lundi 7 janvier 2013 19h59
 

par Oliver Holmes

BEYROUTH (Reuters) - Les combats se sont poursuivis lundi à Damas et dans plusieurs régions de Syrie au lendemain du discours du président Bachar al Assad, mal reçu partout, sauf en Iran.

Les affrontements ont repris près de l'axe qui mène à l'aéroport international, quelques heures après la présentation non loin de là par le président de son "plan de paix" devant un auditoire de partisans enthousiastes, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), proche de l'opposition.

Selon cette ONG basée à Londres, des tirs d'artillerie ont été entendus dans le quartier d'Arkaba, à cinq km de la Maison de la culture où a parlé Bachar al Assad. Les combats ont eu lieu toute la nuit et faisaient rage lundi autour de la capitale ainsi que dans les provinces d'Idlib et d'Alep, dans le Nord.

Dans les quartiers où les habitants sont acquis au président Assad, son discours a été accueilli par des tirs d'enthousiasme. Mais même là, certains disent ne voir aucun signe d'une paix possible, bien que le gouvernement ait dit son intention de mettre en oeuvre le plan annoncé.

"Je suis d'accord sur les idées mais ce ne seront que des mots tant qu'il n'agira pas", déclare Aliaa, une fidèle du président qui habite dans le sud de Damas. "Il doit faire quelque chose. Mais, quoi qu'il suggère maintenant, c'est trop tard. Les rebelles ne vont pas s'arrêter."

Dans le quartier de Mezzeh, qui a été le théâtre de plusieurs attentats à la bombe, un opposant souligne que la population a des préoccupations plus terre à terre. "Ici, personne n'a rien à faire de son discours. Ce qui préoccupe les gens, ce sont l'alimentation et l'électricité."

Un autre explique que peu de gens ont suivi le discours à la télévision et que la répression ne va pas cesser. "Les opérations militaires vont se poursuivre à fond. Et il va rester", affirme-t-il.

"MARIONNETTE DE L'OCCIDENT"   Suite...

 
Le président syrien Bachar al Assad (au centre) à l'issue de son discours à Damas. Les combats se sont poursuivis lundi dans la capitale syrienne et dans plusieurs régions du pays au lendemain du discours du chef de l'Etat, mal reçu partout, sauf en Iran. /Photo prise le 6 janvier 2013/REUTERS/Sana