Tension avant un round décisif de négociations sur le travail

lundi 7 janvier 2013 16h08
 

par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - A trois jours d'un round de négociations décisif sur la réforme du marché du travail, dont François Hollande a fait un des emblèmes de sa méthode de gouvernement, les protagonistes campent sur leurs positions et se montrent pessimistes.

Un pessimisme partagé par près des deux tiers des Français (62%), à en juger par un sondage Ifop publié dimanche par le quotidien régional Sud-Ouest.

Trois jours après avoir jugé un accord "possible" et dit avoir "bon espoir", la présidente du Medef, principale organisation patronale française, a changé de ton et évoqué lundi la possibilité d'un échec et de "nombreux points durs".

"En l'état actuel des dernières discussions (...) le Medef ne signera pas l'accord", a déclaré Laurence Parisot sur Radio Classique. "Il y a une surenchère ces 48 dernières heures qui est tout à fait inacceptable pour nous."

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, avait estimé vendredi sur France Inter qu'il n'y aurait pas d'accord si le patronat ne "bougeait pas".

"Il faut que le patronat comprenne qu'on ne peut pas ne pas avoir de droits nouveaux pour les salariés", avait-il précisé.

Son homologue de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, avait pour sa part déclaré sur i>Télé qu'il ne "sentait pas" la possibilité d'un compromis acceptable.

"Je pense que, pour l'instant, on peut être pessimiste", a renchéri lundi le principal négociateur de FO, Stéphane Lardy, interrogé par Reuters. "Il est clair que le dernier texte que nous a proposé le patronat est très très loin d'un accord."   Suite...

 
A trois jours d'un round de négociations décisif sur la réforme du marché du travail, dont François Hollande a fait un des emblèmes de sa méthode de gouvernement, les protagonistes campent sur leurs positions et se montrent pessimistes. /Photo d'archives/REUTERS