Concertation sur les pilules de 3e et 4e générations

mercredi 2 janvier 2013 20h37
 

PARIS (Reuters) - L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a lancé mercredi une concertation afin de limiter la prescription des pilules contraceptives de troisième et quatrième génération, qui présentent des risques sanitaires.

Cette concertation intervient après le dépôt mi-décembre d'une première plainte en France par une jeune femme imputant son handicap à la prise d'une pilule de troisième génération, que prennent près de 2,5 millions de femmes en France.

Elle devrait se traduire "très prochainement" par une réunion entre prescripteurs et représentants de l'Agence avec pour objectif de "renforcer le bon usage de ces pilules", aujourd'hui "trop prescrites", explique-t-on.

Alors que le risque artériel (accident vasculaire cérébral) est identique avec toutes les pilules, le risque veineux (embolie ou phlébite), bien que "rare", est deux fois plus élevé chez les femmes qui prennent ce type de pilule, selon une revue de littérature de l'Agence européenne du médicament.

L'ANSM recommandait ainsi en octobre dernier de ne prescrire les pilules de troisième et quatrième générations qu'en deuxième intention, notamment aux femmes tolérant mal les autres pilules.

Pourtant, près de 2,5 millions de femmes -soit 50% de celles sous pilule contraceptive- prennent une pilule de troisième génération.

Le ministère des Affaires sociales et de la Santé, qui avait décidé en septembre dernier son déremboursement définitif le 30 septembre 2013, a annoncé mercredi que cette échéance était avancée au 31 mars prochain.

Le directeur de l'ANSM suggère désormais que la prescription des pilules de troisième et quatrième générations soit restreinte aux seuls spécialistes. Gynécologues, médecins généralistes, sages-femmes et infirmières peuvent pour l'instant les prescrire ou renouveler leurs ordonnances.

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a salué cette idée.   Suite...

 
L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé a lancé mercredi une concertation afin de limiter la prescription des pilules contraceptives de troisième et quatrième génération, qui présentent des risques sanitaires. /Photo d'archives/REUTERS/Erik De Castro