Hollande veut faire rimer confiance et croissance en 2013

mercredi 2 janvier 2013 16h15
 

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Confiance et vision de long terme sont les axes choisis en ce début 2013 par François Hollande, qui mise sur la foi en l'avenir, condition indispensable d'un retour de la croissance à l'orée d'une année économiquement difficile.

"Ce soir je veux vous dire ma confiance dans notre avenir", affirmait le président français dans ses voeux, lundi soir.

"Ma confiance, elle est surtout dans la France", ajoutait-il sur un ton entraînant, comme pour conjurer par avance l'"annus horribilis" qui s'annonce sur le plan économique et qui mettra à rude épreuve sa nature optimiste.

Relevant les inquiétudes "légitimes" du pays, il a maintenu le cap "contre vents et marées" et relancé l'idée de faire baisser "coûte que coûte" un chômage en hausse depuis 19 mois.

Au risque de froisser la gauche de son camp, le chef de l'Etat socialiste a salué "le talent de nos entrepreneurs" et le bien-fondé du pacte de compétitivité tout en invitant les partenaires sociaux à conclure un accord sur la sécurisation du travail, qui serait "une chance pour la France".

Le message élyséen contrastait avec celui, plus anxiogène, de la chancelière allemande Angela Merkel, prévenant ses concitoyens que "la crise est loin d'être terminée".

Pour préparer son intervention, François Hollande a relu les voeux de ses prédécesseurs et constaté que "la plupart du temps, la première année tout va bien, et ensuite c'est difficile".

"Nous, on a une séquence 'c'est dur dès le départ'. En même temps on doit avoir confiance, donner de message d'espoir", dit-on à l'Elysée. "Mais l'espoir ne doit pas être forcé sinon c'est une illusion, un artifice, ça peut même être un mensonge".   Suite...

 
Confiance et vision de long terme sont les axes choisis en ce début 2013 par François Hollande, qui mise sur la foi en l'avenir, condition indispensable d'un retour de la croissance à l'orée d'une année économiquement difficile. /Photo prise le 21 décembre 2012/REUTERS/Thibault Camus/Pool