Accord au Sénat américain sur le mur budgétaire

mardi 1 janvier 2013 09h30
 

par David Lawder et Richard Cowan

WASHINGTON (Reuters) - Le Sénat américain a adopté dans la nuit de lundi à mardi à une très large majorité l'accord conclu avec la Maison blanche afin d'éviter le "mur budgétaire" qui risque de plonger l'économie des Etats-Unis dans la récession.

Cette adoption par 89 voix pour et huit contre est intervenue deux heures après le moment fatidique, fixé au 31 décembre à minuit, à partir duquel devaient entrer en vigueur les premières hausses d'impôts et coupes budgétaires automatiques de 600 milliards de dollars.

Cet accord doit maintenant être examiné par la Chambre des représentants où les républicains disposent de la majorité et vers laquelle tous les regards sont désormais tournés.

Cet examen devrait avoir lieu dans la journée de mardi puisque la chambre basse du Congrès a prévu de se réunir à midi (17h00 GMT).

De nombreux représentants républicains ont exprimé leurs doutes sur cet accord prévoyant une hausse de l'imposition des plus fortunés et sur la réduction des dépenses publiques.

Le compromis aura certainement besoin d'un franc soutien de la part des démocrates pour être entériné.

Le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, a indiqué qu'il n'avait pas encore décidé s'il autoriserait l'adoption d'amendements au texte ou s'il proposerait un vote pur et simple sur le compromis.

"La Chambre honorera son engagement d'étudier l'accord du Sénat s'il est voté. La décision d'adopter ou d'amender le texte ne sera pas prise avant que les membres de la Chambre (...) aient pu l'examiner", a-t-il déclaré dans un communiqué.   Suite...

 
Conférence de Barack Obama sur le "mur budgétaire" à Washington. Le Sénat américain a adopté mardi l'accord conclu avec la Maison blanche afin d'éviter l'entrée en vigueur des hausses d'impôts et coupes budgétaires automatiques de 600 milliards de dollars, qui risque de plonger les Etats-Unis dans la récession. /Photo prise le 31 décembre 2012/REUTERS/Larry Downing