La France envoie deux hélicoptères et des soldats à Bangui

dimanche 30 décembre 2012 14h33
 

PARIS (Reuters) - Près de 180 militaires français, appuyés par deux hélicoptères, sont arrivés dimanche à Bangui, la capitale centrafricaine, portant leur nombre dans le pays à près de 600, a annoncé le ministère de la Défense.

Ces militaires, en provenance du Gabon, doivent "assurer si nécessaire la sécurité des ressortissants et des emprises diplomatiques françaises", précise le ministère.

Environ 150 militaires français stationnés au Gabon avaient déjà été déployés à Bangui dans la nuit de vendredi à samedi.

"Avec ce déploiement, ce sont désormais près de 600 militaires français qui sont présents en Centrafrique", ajoute le ministère sur son site internet.

Un porte-parole des rebelles du Séléka a annoncé qu'ils pourraient entrer dans la capitale dès "ce soir ou demain matin" et qu'ils n'avaient pas encore convenu de participer aux négociations que les pays de la sous-région tentent d'organiser entre les insurgés et le président François Bozizé.

Le chef de l'Etat béninois Thomas Yayi Boni, qui préside l'Union africaine, doit rencontrer dimanche après-midi son homologue centrafricain à Bangui.

"Nous attendons de voir ce qui sort de la rencontre entre François Bozizé et Yayi Boni avant de prendre une décision", a dit Nelson Ndjadder, porte-parole du Séléka. "Nous pourrions entrer dans Bangui ce soir ou demain matin."

Les insurgés, qui accusent François Bozizé de ne pas avoir respecté les termes d'un accord de paix conclu en 2007, ont repris les armes le 10 décembre et n'ont cessé depuis d'avancer sur Bangui.

La France a refusé d'intervenir en Centrafrique pour sauver le régime de François Bozizé, qui en a fait la demande, affirmant avoir pour seule préoccupation d'assurer la sécurité de ses ressortissants.   Suite...

 
Aux abords du palais présidentiel, à Bangui, en Centrafrique. Les rebelles centrafricains du Séléka pourraient entrer dans la capitale Bangui dès "ce soir ou demain matin" et n'ont pas encore convenu de participer aux négociations que les pays voisins tentent d'organiser entre les insurgés et le président François Bozizé. /Photo d’archives/REUTERS/Luc Gnago