Paris réexaminera sa prévision 2013 avant avril, dit Moscovici

vendredi 28 décembre 2012 16h30
 

ORLY, Val-de-Marne (Reuters) - La France vérifiera si sa prévision de croissance 2013 est crédible à temps pour la remise, prévue en avril, de son programme de stabilité à la Commission européenne, a annoncé vendredi Pierre Moscovici.

Le ministre de l'Economie et des Finances, qui s'exprimait à l'occasion d'une visite aux douaniers de l'aéroport d'Orly, a indiqué qu'à ce stade, il n'y avait aucune raison de la modifier.

"Je maintiens le 0,8%", a-t-il dit à Reuters.

"Dans les semaines qui viennent, nous verrons si nous pouvons confirmer ces chiffres. Aujourd'hui, je le fais tout en sachant qu'ils sont volontaristes", a-t-il ajouté.

Les économistes anticipent en moyenne une croissance de l'ordre de 0,3% à 0,4% de l'économie française en 2013. L'Insee, qui prévoit une stagnation du PIB au premier semestre, a indiqué que l'atteinte de cet objectif nécessiterait, sur cette base, des croissances de 1% au troisième comme au quatrième trimestres 2013.

Pierre Moscovici a estimé qu'il y avait actuellement "de très fortes incertitudes sur l'économie mondiale", citant "les suites de la résolution du débat sur le 'mur budgétaire'" aux Etats-Unis, la politique que mènera le nouveau gouvernement japonais ou encore la "réaction des acteurs économiques" à l‘amélioration de la situation dans la zone euro.

Evoquant la présentation du programme de stabilité de la France, en avril, il a indiqué que "c'est à ce moment-là que nous verrons si cette perspective de croissance est ou n'est pas crédible ou validée."

Jean-Baptiste Vey, avec Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

 
Le ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici a annoncé vendredi que la France vérifierait si sa prévision de croissance 2013 est crédible à temps pour la remise, prévue en avril, de son programme de stabilité à la Commission européenne. Les économistes anticipent en moyenne une croissance de l'ordre de 0,3% à 0,4% en 2013 contre 0,8% pour le gouvernement. /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Paul Pélissier