Fin de non recevoir d'Ayrault à Edouard Martin sur Florange

vendredi 28 décembre 2012 12h50
 

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a opposé une fin de non recevoir au dirigeant de la CFDT d'ArcelorMittal à Florange (Moselle), qui a demandé au gouvernement de reconsidérer sa décision de ne pas nationaliser le site.

Dans une lettre ouverte adressée à François Hollande, Edouard Martin a dénoncé "tous les mensonges et toutes les absurdités" sur ce dossier et accusé ArcelorMittal, qui s'est engagé à ne pas faire de plan social à Florange, de vouloir en fait y supprimer 800 emplois.

"Je ne veux pas rentrer dans ce genre de discussion, de polémique, j'ai une responsabilité c'est de faire respecter l'accord qui a été passé", a déclaré Jean-Marc Ayrault sur RTL.

"L'accord c'est d'abord l'absence totale de plan social, ça concerne 630 personnes et c'est ces personnes-là qui auraient pu être victimes de licenciements", a-t-il ajouté.

"Et bien je ferai respecter cet accord et les organisations syndicales et leurs dirigeants le feront respecter j'en suis convaincu, il sera respecté cet accord", a encore dit le chef du gouvernement.

Il a exprimé la même volonté de faire respecter l'engagement pris par ArcelorMittal d'investir 180 millions d'euros dans la partie "aval" (transformation de l'acier) du site, déclarant: "Ces investissements n'étaient pas prévus et nous allons faire en sorte qu'ils soient respectés."

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

 
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a opposé une fin de non recevoir au dirigeant de la CFDT d'ArcelorMittal à Florange (Moselle), qui a demandé au gouvernement de reconsidérer sa décision de ne pas nationaliser le site. /Photo prise le 3 décembre 2012/REUTERS/Vincent Kessler