La croissance de l'économie revue en baisse au 3e trimestre

vendredi 28 décembre 2012 12h20
 

PARIS (Reuters) - L'Insee a revu vendredi en baisse de 0,1 point la croissance de l'économie française au troisième trimestre, confirmant son profil de quasi-stagnation depuis maintenant plus d'un an.

Les comptes nationaux trimestriels détaillés publiés par l'institut font état d'une hausse de 0,1% du produit intérieur brut sur la période juin-septembre, contre 0,2% annoncé en première estimation, après un recul confirmé à 0,1% au deuxième trimestre et une évolution nulle aux deux trimestres précédents.

En conséquence, l'acquis de croissance pour 2012, à savoir la performance de l'économie française sur l'ensemble de l'année si l'évolution du PIB restait nulle sur les trois derniers mois, a de même été revu en baisse de 0,1 point à +0,1%.

Alors que le gouvernement table sur une hausse du PIB de 0,3% pour l'année, l'Insee avait indiqué dans son dernier point de conjoncture, le 20 décembre, prévoir une croissance moyenne de 0,1% en 2012 mais en anticipant une contraction de 0,2% de l'activité sur le quatrième trimestre.

La révision à la baisse du troisième trimestre ne remet pas en cause ce scénario, "même si le risque est plus élevé d'avoir une croissance moindre que supérieure" au 0,1% attendu, estime Dominique Barbet, économiste chez BNP Paribas.

L'annonce, également vendredi, d'une hausse de 0,2% des dépenses des ménages en novembre, là où les économistes anticipaient une stagnation, va dans le même sens.

"C'est un chiffre plutôt bon et cela montre qu'il n'y aura d'effondrement du PIB au quatrième trimestre", a déclaré Dominique Barbet.

Mais l'Insee anticipe aussi que la stagnation de l'économie française se poursuivra au premier semestre 2013, rendant d'autant plus difficile l'objectif du gouvernement d'inverser la courbe du chômage, qui reste sur 19 mois consécutifs de hausse, avant un an.

L'Insee explique la révision à la baisse de sa première estimation du PIB du troisième trimestre par un recul de la production du secteur des transports ainsi que par des investissements et une consommation de services moins dynamiques qu'estimé précédemment.   Suite...

 
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