Edouard Martin interpelle François Hollande sur Florange

jeudi 27 décembre 2012 21h46
 

PARIS (Reuters) - Edouard Martin, chef de file de la CFDT à l'usine ArcelorMittal de Florange, dénonce "tous les mensonges et toutes les absurdités" sur ce dossier dans une lettre ouverte adressée à François Hollande.

Le feuilleton du projet de nationalisation du site ArcelorMittal de Florange, défendue par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, est clos, a déclaré le 19 décembre la porte-parole du gouvernement.

Mais dans sa lettre, publiée par Libération.fr, le syndicaliste lui demande de reconsidérer le plan de nationalisation temporaire.

"Monsieur le président, après vos promesses, nous laissez-vous être sacrifiés sans comprendre, et arrêter cette mécanique à nous broyer ?", écrit Edouard Martin, figure emblématique de la lutte des salariés de Florange.

En fonction de l'accord signé par le gouvernement et le sidérurgiste, ArcelorMittal s'est engagé à annuler son projet de plan social à Florange et à y investir 180 millions d'euros durant cinq ans.

Il assure être toujours prêt à soutenir Ulcos, projet européen de production d'acier à faible émission de CO2, qu'il a toutefois retiré au dernier moment de l'appel d'offres européen qui venait à échéance début décembre.

Mais Edouard Martin estime que "les Français se font berner par Mittal" qui va en réalité "supprimer 800 emplois si on englobe la filiale GEPOR".

Parmi les mensonges, le syndicaliste cite l'affirmation selon laquelle l'usine de Florange serait trop petite pour être rentable. "La plupart des usines continentales sont d'une taille voisine",affirme-t-il.

"Dire qu'on fera Ulcos, c'est faux. On nous dira dans deux ans ce qu'on nous dit aujourd'hui: que les chercheurs n'ont pas trouvé", ajoute-t-il.   Suite...

 
Edouard Martin, chef de file de la CFDT à l'usine ArcelorMittal de Florange, dénonce "tous les mensonges et toutes les absurdités" sur ce dossier dans une lettre ouverte adressée à François Hollande. Dans sa lettre, le syndicaliste lui demande de reconsidérer le plan de nationalisation temporaire. /Photo prise le 5 décembre 2012/REUTERS/Charles Platiau