Cécile Duflot va reloger 30 familles menacées d'expulsion

jeudi 27 décembre 2012 21h03
 

BORDEAUX (Reuters) - La ministre du Logement, Cécile Duflot, a assuré jeudi qu'elle souhaitait "sortir de la solution hôtelière" et utiliser tous les dispositifs disponibles pour loger des familles menacées d'expulsion dans des hôtels parisiens.

"Une trentaine de famille n'ont pas de solutions. Nous nous employons à en trouver une. Cela sera réglé dans les heures et les jours qui viennent", a-t-elle déclaré lors de la visite de plusieurs structures d'hébergement d'urgence à Bordeaux.

Ces familles hébergées en hôtel sont menacées d'expulsion au 31 décembre pour cause de travaux.

Une visite de locaux de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) reconvertis en maisons d'accueil pour des familles a permis à la ministre d'affirmer sa volonté que "les bâtiments vides ne restent pas vides".

Ces bâtiments, signalés par un élu de la commune de Mérignac (Gironde), ont été réquisitionnés par le préfet de la région Aquitaine le 10 décembre dernier.

Sur le plan national, l'Association Droit au logement a réclamé mardi une accélération de la procédure de réquisition de logements vides pour accueillir des sans-abri promises par Cécile Duflot "avant la fin 2012", une procédure rarement appliquée à ce jour.

La ministre a assuré que le chantier était lancé mais que la procédure était "longue et complexe" et qu'elle ne pourrait pas aboutir avant la fin de l'hiver, en mars ou avril.

Cécile Duflot a demandé aux préfets des régions "les plus tendues" (Ile-de-France, Rhône-Alpes et Paca) un inventaire des bâtiments vacants depuis plus de 18 mois et appartenant à des personnes morales.

Elle a dit dans la matinée sur Europe 1 qu'elle ne souhaitait pas communiquer cet inventaire pour éviter toute "stigmatisation".

Jean-Yves Saint-Céran, édité par Gérard Bon

 
La ministre du Logement, Cécile Duflot, a assuré qu'elle souhaitait "sortir de la solution hôtelière" et utiliser tous les dispositifs disponibles pour loger des familles menacées d'expulsion dans des hôtels parisiens. "Une trentaine de famille n'ont pas de solutions. Nous nous employons à en trouver une. Cela sera réglé dans les heures et les jours qui viennent." /Photo prise le 11 décembre 2012/REUTERS/Charles Platiau