Le signalement des lycéennes fugueuses sera diffusé

jeudi 27 décembre 2012 17h24
 

PARIS (Reuters) - Après un premier refus pour "protéger leur anonymat", la justice a accepté la publication d'un signalement dans la presse de deux lycéennes disparues depuis le 4 décembre, ont indiqué jeudi les familles de Camille, 17 ans, et de Geneviève, 16 ans.

Le père de Camille, Michel Lauran, a expliqué qu'il y avait eu un malentendu, le parquet pensant que les familles réclamaient une alerte-enlèvement, mesure qui ne s'applique pas en cas de fugue.

"Il y a eu une mauvaise interprétation de notre demande. Nous ne demandions pas le lancement d'une alerte enlèvement, nous demandions un avis de recherche, ce qui est différent", a-t-il dit sur Europe 1.

Des photos ont déjà été diffusées depuis 24 heures, mais à l'initiative des parents.

Le parquet général de Riom avait expliqué mercredi dans un communiqué que l'enquête n'entrait pas dans le cadre d'une "alerte-enlèvement", les jeunes filles "paraissant avoir quitté volontairement le domicile familial".

Il précisait que les photos avaient été transmises aux policiers et gendarmes sur le plan national, mais pas à la presse, afin de "préserver l'anonymat" d'adolescentes mineures.

Dans une lettre au procureur de la République, rendue publique, les familles avaient auparavant jugé les moyens déployés par les enquêteurs insuffisants et réclamé l'accélération des recherches.

"Ça va être fait, simplement, c'est long parce que c'est Paris qui gère ça, donc il faut que ça se mette en place administrativement", a expliqué jeudi Michel Lauran à l'issue d'une rencontre avec le substitut du procureur de la République au Puy-en-Velay (Haute-Loire).

"C'est un travail qui va être long pour nous, il va falloir attendre, mais les recherches vont pouvoir avancer maintenant", a-t-il ajouté.   Suite...