Bangui demande l'aide de la France face aux rebelles

mercredi 26 décembre 2012 22h51
 

BANGUI (Reuters) - Un ministre du gouvernement centrafricain a demandé mercredi l'intervention des soldats français stationnés dans le pays pour contrer la progression des rebelles venus du Nord, à présent signalés à 75 kilomètres de la capitale Bangui.

Parallèlement, François Hollande a ordonné la sécurisation des ressortissants français et de l'ambassade de France à Bangui, en réponse à l'attaque du bâtiment par des manifestants progouvernementaux.

Mercredi matin, des centaines de manifestants progouvernementaux ont jeté des pierres contre la mission française et déchiré le drapeau tricolore, dénonçant la passivité de Paris.

Les rebelles regroupés au sein de l'alliance Séléka ont conquis plusieurs villes ces dernières semaines en progressant vers le sud, où se trouve Bangui.

Séléka regroupe des combattants qui affirment que François Bozizé, élu président à deux reprises depuis un coup d'Etat réalisé en 2003, n'a pas respecté les termes d'un accord de paix datant de 2007.

Sur les ondes de Radio France Internationale (RFI), le ministre centrafricain de l'Administration du territoire, Josué Binoua, a appelé la France à intervenir.

"Nous attendons de la République française un secours, nous demandons à la communauté internationale (...) et au président François Hollande de voler au secours du peuple centrafricain", a-t-il déclaré en réponse à la question de savoir ce que Bangui attendait des quelque 250 militaires français stationnés à l'aéroport de Bangui dans le cadre de la mission Boali.

AUX PORTES DE BANGUI

Les rebelles ont pris mardi la ville de Kaga Bandoro, dans le centre du pays à 330 km au nord de la capitale, malgré la présence de soldats tchadiens censés soutenir les forces armées gouvernementales (FACA).   Suite...

 
LES REBELLES VENUS DU NORD DE LA CENTRAFRIQUE SERAIENT À DAMARA, PRÈS DE BANGUI