Aqmi accuse Paris de bloquer les négociations sur les otages

mercredi 26 décembre 2012 13h09
 

PARIS (Reuters) - Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui détient quatre Français en otage depuis deux ans dans le Sahel, impute aux autorités françaises l'échec des négociations sur leur libération dans une vidéo diffusée par le site mauritanien d'informations Sahara Médias.

"Il y a un an environ, nous avons averti la France de notre disposition à négocier et depuis nous attendons sa réponse", a déclaré Abdel Hamid Abu Zeid, l'un des dirigeants d'Aqmi, selon la transcription française de ses propos publiée mardi sur le site de l'agence.

La France est responsable de l'arrêt des négociations dans le dossier des otages et Aqmi reste ouverte au dialogue, ajoute-t-il dans cette vidéo de quatre minutes.

"Les otages sont vivants pour le moment", a-t-il conclu.

Dans un communiqué, le ministère français des Affaires étrangères déclare mercredi que "les autorités françaises continuent d'exiger la libération sains et saufs de nos compatriotes retenus en otages au Sahel et sont pleinement mobilisées pour parvenir à ce résultat".

"Aucune piste n'est négligée", ajoute-t-il.

Les quatre otages, collaborateurs de Sogea Satom, une filiale de Vinci, ont été enlevés le 16 septembre 2010 dans le nord du Niger, à Arlit.

Clément Legrand, un frère d'un des otages, a adressé une vidéo à Sahara Médias le 8 décembre dernier dans laquelle il interpelle la filiale régionale de la nébuleuse islamiste. "Nous ne comprenons pas pourquoi tout est bloqué", déclarait-il notamment.

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait alors assuré que la France agissait "dans la discrétion" pour la libération de ses ressortissants détenus au Sahel.   Suite...

 
Vue du ministère des Affaires étrangères, à Paris. Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui détient quatre Français en otage depuis deux ans dans le Sahel, impute aux autorités françaises l'échec des négociations sur leur libération dans une vidéo diffusée par le site mauritanien d'informations Sahara Médias. /Photo prise le 17 mai 2012/REUTERS/Régis Duvignau