Pour Noël, le pape invite à la paix en Syrie et en Afrique

mardi 25 décembre 2012 15h04
 

par Philip Pullella

CITE DU VATICAN (Reuters) - Dans sa bénédiction de Noël, le pape Benoît XVI a invité mardi à ne jamais perdre espoir pour la paix, même dans les situations les plus difficiles comme la guerre civile en Syrie ou les conflits au Mali et au Nigeria.

Benoît XVI s'est exprimé du balcon de la basilique Saint-Pierre devant des dizaines de milliers de personnes venues assister à la seconde bénédiction "urbi et orbi" ("à la ville et au monde") de l'année, après celle donnée à Pâques.

Le pape, qui exerce son autorité spirituelle sur 1,2 milliard de catholiques, a égrené plusieurs régions touchées par des conflits, après avoir employé la métaphore biblique de la "terre bonne" pour demander aux peuples concernés de ne pas perdre espoir.

"Cette terre existe, et aujourd'hui aussi, en 2012, de cette terre a germé la vérité", a-t-il dit. "Par conséquent, il y a de l'espérance dans le monde, une espérance fiable, même dans les moments et les situations les plus difficiles."

Benoît XVI, âgé de 85 ans, a entamé sa liste géographique par la Syrie, où la guerre civile entre le président Bachar al Assad et les insurgés dure depuis plus de 21 mois et a tué près de 45.000 personnes.

"Que la paix germe pour la population syrienne, profondément blessée et divisée par un conflit qui n'épargne pas même les personnes sans défense et fauche des victimes innocentes", a-t-il demandé.

Le pape a également cité le Mali, dans le nord duquel plusieurs groupes, parfois liés à Al Qaïda, ont imposé une version violente de la 'charia', la loi canonique islamique, et le Nigeria, où la guérilla islamiste Boko Haram est à l'origine d'attaques meurtrières contre des églises.

MAIN TENDUE À LA CHINE   Suite...

 
Dans sa bénédiction de Noël place Saint-Pierre, au Vatican, le pape Benoît XVI a invité mardi à ne jamais perdre espoir pour la paix, même dans les situations les plus difficiles comme la guerre civile en Syrie ou les conflits au Mali et au Nigeria. /Photo prise le 25 décembre 2012/REUTERS/Osservatore Romano