Appel au calme en Inde après le viol d'une étudiante
par Ross Colvin et Arup Roychoudhury
NEW DELHI (Reuters) - Les autorités indiennes ont réagi lundi face au mouvement de protestation qui agite New Delhi en raison du viol collectif d'une jeune femme en fermant l'accès aux routes et aux gares à la suite de violents heurts entre police et manifestants.
La victime, une étudiante de 23 ans, a été frappée et violée par six hommes à bord d'un autobus avant d'être jetée du véhicule en marche le 16 décembre. Elle est hospitalisée dans un état grave. Ses agresseurs présumés ont été incarcérés.
S'exprimant pour la première fois publiquement sur cette affaire, le Premier ministre indien, Manmohan Singh, a lancé un appel au calme. "Je vous assure que je vais tout faire pour assurer la sécurité de toutes les femmes de ce pays", a déclaré le chef du gouvernement dans une allocution télévisée, qualifiant le viol de la jeune femme de crime "monstrueux".
Le gouvernement Singh se voit souvent reprocher de ne pas être à l'écoute du peuple indien et est accusé de ne pas faire assez pour assurer la sécurité des femmes dans un des pays les plus dangereux au monde pour la gent féminine.
Dans les rues de New Delhi, les forces de l'ordre ont dressé des barricades sur les artères menant à la Porte de l'Inde, monument emblématique de la capitale où se sont rassemblés les manifestants ces derniers jours. De nombreuses stations de métro ont été fermées.
La vague d'indignation a touché d'autres villes, où des manifestations se sont déroulées sans accroc, et a éclipsé la visite officielle du président russe, Vladimir Poutine.
ÉLÉMENT DÉCLENCHEUR
Pour nombre d'observateurs politiques, de sociologues et de manifestants, le viol de la jeune femme a été un élément déclencheur, les Indiens considérant que le gouvernement délaisse les questions économiques et sociales. Suite...

