Monti pas candidat mais reste ouvert à un nouveau mandat

dimanche 23 décembre 2012 18h46
 

par Gavin Jones et James Mackenzie

ROME (Reuters) - Mario Monti a déclaré dimanche qu'il ne serait pas candidat aux législatives des 24 et 25 février en Italie mais s'est dit prêt à "envisager" ensuite un nouveau mandat à la tête du gouvernement si des forces politiques adhérant à son programme de réformes le lui demandaient.

"Je ne serai pas candidat à une circonscription électorale, notamment parce que je suis sénateur à vie", a déclaré le président démissionnaire du Conseil lors d'une conférence de presse. "Je ne suis dans aucun parti."

"Si une force politique crédible me demande d'être candidat au poste de président du Conseil en son nom, je l'envisagerai", a-t-il cependant ajouté, précisant qu'il souhaitait avant tout voir adopter son programme.

"Je serais prêt à offrir mon soutien, des conseils et si nécessaire à guider (cette force ou coalition politique)", a expliqué le "Professore", conscient que sa position comporte "de nombreux risques et une probabilité élevée d'échec".

Interrogé sur un éventuel avenir à la tête de l'État, le président du Conseil sortant a répondu qu'il ne serait probablement jamais président de la république italienne, alors que nombre d'observateurs voyaient en lui un possible candidat pour ce poste.

La question se poserait en des "temps et événements qui ne se matérialiseront vraisemblablement jamais", a-t-il expliqué.

Mario Monti, qui reste en charge des affaires courantes, a par ailleurs reconnu qu'il était "incapable de comprendre" les revirements à son égard de son prédécesseur Silvio Berlusconi et qu'il lui était impossible d'accepter sa proposition de mener une coalition conservatrice lors des prochaines élections.

Le Peuple de la liberté (PDL, centre-droit), le parti créé par Berlusconi, a cependant exhorté le chef du gouvernement italien à ne pas entrer dans la campagne, tout comme le Parti démocrate (PD, centre-gauche).   Suite...

 
Mario Monti, le président sortant du Conseil italien, s'est dit prêt dimanche à envisager d'être candidat pour les élections législatives anticipées, prévues les 24 et 25 février, si une formation adhérant à son programme de réformes le lui proposait. /Photo prise le 23 décembre 2012/REUTERS/Alessandro Bianchi