Le dossier fiscal belge d'Arnault pourrait être transmis à Paris

samedi 22 décembre 2012 16h31
 

PARIS (Reuters) - Bruxelles pourrait transmettre à Paris le dossier fiscal du PDG de LVMH, Bernard Arnault, qui a créé plusieurs sociétés en Belgique et demandé la nationalité belge, rapportent samedi des médias locaux.

Selon le quotidien belge "L'Echo", la première fortune de France profiterait du régime fiscal du royaume, intéressant pour les holdings, avec des sociétés dites "boîtes aux lettres".

"Si Bernard Arnault travaille en Belgique avec de véritables sociétés boîte aux lettres, nous devons le signaler au fisc français", a réagi le secrétaire d'Etat belge à la lutte contre la fraude, John Crombez, dans le quotidien "De Tijd".

John Crombez aurait ainsi demandé à son ministre de tutelle la transmission du dossier fiscal de Bernard Arnault au fisc français, d'après le journal.

Le gouvernement belge n'était pas joignable dans l'immédiat pour commenter l'information.

Dans un communiqué, le groupe LVMH a fait savoir qu'il avait "(...) pris connaissance avec surprise des allégations publiées par certains organes de presse."

"Les sociétés du groupe Arnault et du groupe LVMH ont des activités économiques parfaitement réelles en Belgique où elles sont implantées, pour certaines d'entre elles, depuis plusieurs décennies", écrit le groupe.

"Toutes leurs activités sont parfaitement conformes en particulier aux lois fiscales du royaume de Belgique ainsi qu'au droit international", ajoute-t-il.

Le président François Hollande a récemment annoncé que la France entendait revoir les conventions fiscales avec les Etats membres de l'Union européenne, dont la Belgique, pour éviter l'exil des Français.   Suite...

 
Bruxelles pourrait transmettre à Paris le dossier fiscal du PDG de LVMH, Bernard Arnault, qui a créé plusieurs sociétés en Belgique et demandé la nationalité belge, selon des médias locaux. Le quotidien belge "L'Echo" rapporte notamment que la première fortune de France profiterait du régime fiscal du royaume, intéressant pour les holdings, avec des sociétés dites "boîtes aux lettres". /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes