2012: majorité et opposition fragilisées au Parlement

samedi 22 décembre 2012 12h16
 

par Emile Picy

PARIS (Reuters) - Six mois après la victoire de la gauche à l'Assemblée nationale, majorité et opposition apparaissent plus que jamais divisées et fragilisées en France, un problème potentiel pour l'adoption des mesures difficiles par le Parlement en 2013.

Oubliée "la gauche plurielle" des années 1997-2002 où le respect de la discipline unitaire primait, à quelques exceptions près. La majorité de 2012, incapable de rester unie, s'est émiettée pour constituer quatre groupes à l'Assemblée.

Sur les bancs : les 296 membres du groupe PS et apparentés, qui détient à lui seul la majorité absolue, les 16 élus radicaux de gauche, les 17 écologistes et les 15 élus du Front de gauche.

Une cohabitation plus d'épines que de roses.

Les députés du Front de gauche ont été les premiers à ouvrir les hostilités en votant, dès la rentrée de septembre, contre le texte autorisant la ratification du traité budgétaire européen.

Le groupe écologiste et quelques élus de l'aile gauche du PS avaient eux aussi voté contre malgré l'appel pressant de l'exécutif. Au Sénat, c'est le vote positif de la droite et du centre qui a permis l'adoption du texte de ratification.

Le Front de gauche a poursuivi la fronde en votant contre un texte socialiste sur la tarification de l'énergie puis contre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2013 et en s'abstenant sur le projet de loi de finances (PLF) pour 2013.

Les parlementaires Front de gauche ont également dit "non" au texte du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, sur la retenue des sans-papiers. Les écologistes avaient choisi de s'abstenir.   Suite...

 
Six mois après la victoire de la gauche à l'Assemblée nationale, majorité et opposition apparaissent plus que jamais divisées et fragilisées en France, un problème potentiel pour l'adoption des mesures difficiles par le Parlement en 2013. /Photo prise le 23 octobre 2012/REUTERS/Charles Platiau