2012: François Hollande, le doute après la victoire

vendredi 21 décembre 2012 22h03
 

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - François Hollande solde avec 2012 sept mois d'action marqués par un style en rupture avec son prédécesseur, des percées à l'international et un doute profond de ses concitoyens quant à sa capacité à répondre à la crise économique.

A l'orée d'une année "très difficile", a prévenu le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, le président socialiste se veut garant des résultats, attendus à l'automne prochain au plus tôt, d'une politique tournée vers la jeunesse et l'emploi.

"Le cap, on n'en change pas. On le fixe et après on le tient", répétait-il lundi dans le centre de la France.

Année de tous les dangers en matière économique et sociale, 2013 sera aussi celle de la transition avant les échéances qui verront des Français ayant donné la majorité absolue aux socialistes au printemps dernier confirmer ou non leur choix aux élections européennes et municipales de 2014.

"Je ne crains rien". Ainsi répondait un François Hollande trempé jusqu'aux os à qui s'inquiétait de l'avoir vu descendre l'avenue des Champs-Elysées sous une pluie battante le jour de son entrée en fonction, le 15 mai.

Elu neuf jours plus tôt avec 51,6% des voix, le président "normal", comme on surnomme alors l'affable ancien premier secrétaire du PS, arrive aux plus hautes fonctions d'un pays aux prises avec une crise chaque jour plus menaçante, un chômage au plus haut et des déficits galopants.

Son slogan, "le changement c'est maintenant", son programme en 60 points et ses manières tranquilles à mille lieues de l'impétueux Nicolas Sarkozy intriguent, attirent ou agacent.

Un Premier ministre - le fidèle député-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault - et un gouvernement - 38 membres dont la moitié de femmes - plus tard, l'exécutif socialiste entame le "redressement dans la justice" voulu par le président.   Suite...

 
François Hollande solde avec 2012 sept mois d'action marqués par un style en rupture avec son prédécesseur, des percées à l'international et un doute profond de ses concitoyens quant à sa capacité à répondre à la crise économique. /Photo prise le 21 décembre 2012/REUTERS/Thibault Camus/Pool