2012: l'année de tous les espoirs à gauche du PS

vendredi 21 décembre 2012 16h01
 

par Chine Labbé

PARIS (Reuters) - 2012 a été l'année de tous les espoirs pour la gauche de la gauche, portée par une campagne présidentielle flamboyante, le score à deux chiffres de Jean-Luc Mélenchon et les déceptions liées à la politique de la majorité socialiste.

Mais le Front de gauche est entré en fin d'année dans une phase incertaine, des tiraillements se faisant jour entre un Jean-Luc Mélenchon qui multiplie les attaques frontales contre le gouvernement socialiste, et un Parti communiste qui a certes refusé d'y participer, mais se situe dans la majorité.

"C'est un moment qui n'est pas évident à passer", souligne Stéphane Rozès, président de Cap.

"Pendant la campagne présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a su faire synthèse entre une gauche anticapitaliste et une gauche antilibérale, une gauche de gouvernement et une gauche protestataire, une gauche républicaine et une gauche différentialiste. Mais hors de ce creuset présidentiel, ce sont plutôt les tendances centrifuges qui s'expriment", ajoute-t-il.

Animal politique, Jean-Luc Mélenchon place pendant la campagne la barre à gauche toute et "remet le rouge à la mode".

Dans ses meetings, il convoque l'histoire révolutionnaire et entonne l'Internationale. Costume sombre, chemise blanche et cravate rouge, il investit les grandes places du pays, et multiplie les succès de foule, attirant jusqu'à 120.000 personnes le 18 mars place de la Bastille, à Paris.

Alors que François Hollande peine à susciter l'enthousiasme, Jean-Luc Mélenchon "fait rêver", jugent les analystes.

En mars, après que le candidat socialiste eut évoqué une taxe à 75% pour les revenus supérieurs à un million d'euros par an et un "coup de pouce" au smic, le tribun de "l'autre gauche" se félicite d'une "mélenchonisation" des esprits.   Suite...

 
2012 a été l'année de tous les espoirs pour la gauche de la gauche, portée par une campagne présidentielle flamboyante, le score à deux chiffres de Jean-Luc Mélenchon et les déceptions liées à la politique de la majorité socialiste. /Photo prise le 22 avril 2012/REUTERS/Joel Saget/Pool