À Bugarach, la fin du monde tarde à venir

vendredi 21 décembre 2012 18h08
 

par Jean Décotte

BUGARACH, Aude (Reuters) - "On est venues à Bugarach pour aller au restaurant, parce que quitte à mourir, autant mourir le ventre plein", plaisante Valérie, béret noir et queue de cheval, en jetant un regard amusé en direction des caméras massées dans le petit village de l'Aude.

Habituées de la région, la jeune femme et sa mère jugent "invivable" la présence de dizaines de journalistes dans les rues de cette commune censée être préservée de la fin du monde.

D'autant que l'apocalypse tarde à venir, malgré certaines interprétations du calendrier maya qui font du 21 décembre 2012 la date de la fin des temps.

Et l'attente est longue pour les journalistes accrédités qui sont 200 à 300 à tourner en rond. "Je suis sec comme un bout de bois", lâche un reporter de radio, las de devoir trouver de nouvelles idées de sujets autour d'un village finalement sans histoires et dans lequel seuls quelques badauds déambulent.

A partir de mercredi midi, un important dispositif de sécurité a été déployé autour de la commune de 200 habitants et du pic de 1.230m qui la surplombe, afin de prévenir tout mouvement de foule et de bloquer l'accès à la montagne.

Mais à part journalistes et curieux, le fait d'être sauvé de la fin du monde semble ne pas intéresser grand monde. Seul un millier de personnes environ, reporters inclus, étaient présents à Bugarach vendredi après-midi, selon le préfet de l'Aude, Eric Freysselinard.

AMBIANCE DE CARNAVAL

Avec 350 véhicules dans le village, les autorités ont décidé de restreindre un peu l'accès au site, en instaurant une circulation à sens unique, sans bloquer entièrement les accès.   Suite...

 
Un important dispositif de sécurité a été déployé autour de la commune de 200 habitants et du pic de 1.230 m qui la surplombe, afin de prévenir tout mouvement de foule et de bloquer l'accès à la montagne, mais l'apocalypse tarde à venir, malgré certaines interprétations du calendrier maya. Mais à part les journalistes et les curieux, le fait d'être sauvé de la fin du monde semble ne pas intéresser grand monde. /Photo prise le 20 décembre 2012/REUTERS/Jean-Philippe Arles