Les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy rejetés

vendredi 21 décembre 2012 17h20
 

PARIS (Reuters) - Le trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy a contesté vendredi le rejet de ses comptes par une commission nationale chargée de les contrôler, et annoncé qu'il ferait appel de cette décision devant le Conseil constitutionnel.

Nicolas Sarkozy a été informé vendredi de la décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), qui pourrait priver l'UMP d'un remboursement pouvant aller jusqu'à 11 millions d'euros.

"En tant que trésorier de cette campagne, je conteste formellement l'analyse et les décisions de la CNCCFP", écrit le député UMP Philippe Briand dans un communiqué, confirmant le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy révélé dans la matinée par L'Express.fr.

"Nous ferons appel de cette décision sans précédent, dont l'origine provient d'une saisine d'élus de gauche et qui n'est donc sans doute pas dénuée d'arrières pensées politiques", ajoute-t-il.

Interrogée par Reuters, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) avait refusé plus tôt de confirmer ou d'infirmer le rejet des comptes de campagne de l'ancien président.

Quelle que soit sa décision, celle-ci ne sera définitive qu'après notification du Conseil constitutionnel, et un éventuel recours de l'ancien candidat, avait-elle alors indiqué.

Le président sortant, battu en mai par François Hollande, avait déclaré un total de dépenses de 21.339.664 euros, très proche du plafond légal de 22.509.000.

La CNCCFP a réintégré des dépenses non déclarées pour conclure au rejet de ses comptes de campagne. Elles concernent des réunions publiques avant sa déclaration officielle de candidature en février.

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Le trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy conteste le rejet de ses comptes par une commission nationale chargée de les contrôler, et a annoncé qu'il ferait appel de cette décision devant le Conseil constitutionnel. /Photo prise le 14 avril 2012/REUTERS/Pascal Rossignol