Hollande réitère ses objectifs pour les déficits et le chômage

vendredi 21 décembre 2012 10h50
 

PARIS (Reuters) - François Hollande a averti vendredi les Français que la situation économique serait "très dure" en 2013, avec notamment une augmentation du chômage, mais a assuré que la France s'en sortirait grâce aux actions entreprises par le gouvernement.

L'économie française stagnera au premier semestre 2013 après une légère contraction à la fin de cette année, selon les prévisions de l'Insee qui anticipent une nouvelle hausse du chômage et fragilisent l'objectif du gouvernement d'une croissance de 0,8% l'année prochaine.

L'institut a annoncé jeudi tabler sur un produit intérieur brut (PIB) en hausse de 0,1% au premier et au deuxième trimestres 2013 et anticipe un taux de chômage à 10,5% fin 2012 et à 10,9% mi-2013, proche des plus hauts touchés début 1997.

"Ça va être dur, très dur, mais on va s'en sortir", a dit François Hollande sur Europe 1 en commentant ces chiffres. "C'est un moment historique pour notre pays. Il peut décliner, il peut décrocher ou il peut poursuivre sa marche en avant."

Il a implicitement reconnu que l'objectif de 0,8% de croissance pour 2013 ne pourrait pas être tenu en admettant avec l'Insee que le pays aura "une croissance quasi nulle pour le premier semestre 2013", même s'il a insisté sur le fait qu'il n'y avait "pas de récession, pas en France".

"Ça va être dur parce que le chômage ne va cesser d'augmenter pendant un an", a-t-il ajouté en réitérant son double engagement de ramener le déficit à 3% du PIB et d'inverser la courbe du chômage en 2013.

"La volonté qui est la mienne, c'est qu'à la fin de l'année 2013, mais ça va être long la fin de l'année 2013, il y ait une inversion", a-t-il souligné.

Prié de dire s'il sera possible de ramener les déficits à 3% du PIB dans un contexte de croissance aussi faible, il a dit: "C'est notre objectif et quand je fixe un objectif, c'est pour l'atteindre."

Yves Clarisse

 
François Hollande a réitéré vendredi sur Europe 1 son double engagement de ramener les déficits à 3% du PIB et d'inverser la courbe du chômage en 2013, malgré une croissance faible l'an prochain. /Photo prise le 20 avril 2012/REUTERS/Eric Gaillard